Addis-Abeba, 19 mars 2025 – Lors de la clôture de la 57ᵉ session de la conférence des ministres du Commerce Extérieur, des Finances, du Plan et du Développement, organisée ce mardi à Addis-Abeba par la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la RDC a marqué les débats à travers l’intervention de son ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku.
Dans son discours, le ministre a appelé les pays africains à accélérer le développement des chaînes de valeur et des zones économiques spéciales (ZES), en insistant sur trois axes prioritaires :
La sécurité, un facteur clé pour garantir un environnement stable pour les investissements.
L’agriculture, afin d’assurer une transformation locale des produits et réduire la dépendance aux importations.
L’énergie, un levier stratégique pour soutenir l’industrialisation et le développement durable.
Selon lui, ces éléments sont essentiels pour la mise en œuvre réussie de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) et pour stimuler le commerce intra-africain.
Une condamnation unanime de l’agression rwandaise
Profitant de cette tribune, Julien Paluku a partagé l’expérience de la RDC en matière de développement des ZES, notamment dans un contexte de crise sécuritaire aggravé par l’agression rwandaise à l’Est du pays.
Son plaidoyer a abouti à une condamnation unanime de l’agression rwandaise par les ministres africains présents. Cette reconnaissance diplomatique constitue un appui symbolique important pour la RDC, qui ne cesse de dénoncer le rôle du Rwanda dans la déstabilisation de la région des Grands Lacs.
Un appel au pragmatisme pour concrétiser la ZLECAF
Par ailleurs, cette session de la CEA a été marquée par l’intervention du Président éthiopien, qui a exhorté les nations africaines à faire preuve de pragmatisme et d’engagement pour matérialiser le rêve de la ZLECAF.
Alors que l’Afrique cherche à accroître l’intégration économique régionale, les discussions ont mis en lumière la nécessité pour chaque pays d’investir dans ses capacités de production et de favoriser la transformation locale des matières premières.
Avec cet engagement renouvelé en faveur de l’industrialisation et du commerce intra-africain, la RDC s’impose comme un acteur clé dans la concrétisation des ambitions économiques du continent.








