Kinshasa, 23 mars 2025 – La République démocratique du Congo a enregistré une avancée diplomatique majeure avec l’adoption à l’unanimité de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, condamnant l’avancée du M23 avec l’appui de l’armée rwandaise.
Lors d’un café de presse organisé ce samedi à l’Hôtel Pullman de Kinshasa, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a salué cette décision comme une percée historique pour la diplomatie congolaise et un signal fort à la communauté internationale.
« Nous devons retenir que nous avons eu une percée très importante à travers la résolution 2773. Pourquoi ? Parce que nous le disions toujours ici entre nous Congolais : cela dure trop longtemps, près de 30 ans. Mais c’est la première fois en 22 ans que le Conseil de sécurité adopte une résolution, et ce, à l’unanimité, qui reprend explicitement la réalité telle que nous l’avons vécue ces dernières décennies : l’agression et l’interférence du Rwanda en RDC. »
Une reconnaissance internationale de l’agression contre la RDC
La résolution 2773 marque un tournant dans la reconnaissance internationale du conflit à l’Est de la RDC. Depuis près de trois décennies, Kinshasa accuse Kigali d’appuyer le M23, un groupe rebelle actif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Malgré de nombreuses dénonciations, c’est la première fois que le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une position aussi explicite sur cette situation.
L’adoption de cette résolution est une victoire diplomatique pour la RDC, qui a multiplié les plaidoyers ces dernières années pour que la communauté internationale prenne position contre l’agression rwandaise et les violations de son intégrité territoriale.
Quels impacts pour la suite ?
Cette avancée diplomatique pourrait avoir plusieurs conséquences :
• Une pression accrue sur Kigali, qui devra désormais répondre à une condamnation officielle de la communauté internationale.
• Un soutien renforcé à la RDC, tant sur le plan diplomatique que militaire, notamment dans la lutte contre le M23 et d’autres groupes armés actifs à l’Est du pays.
• Un possible réexamen des relations entre la RDC et ses partenaires, notamment dans le cadre des sanctions internationales et des financements en faveur du Rwanda.
La ministre des Affaires étrangères a appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour faire respecter cette résolution et garantir une paix durable en RDC.
« Nous avons obtenu cette reconnaissance, mais nous devons aller plus loin pour traduire cette résolution en actions concrètes sur le terrain », a-t-elle conclu.
La RDC attend désormais les prochains développements et l’éventuelle mise en place de mesures contraignantes contre le Rwanda, dont l’implication dans le conflit est désormais formellement actée par les Nations unies
Divine Mwaluke








