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Joseph Kabila sort du silence et accuse : « La République a cessé d’être démocratique »

Joseph Kabila sort du silence et accuse : « La République a cessé d’être démocratique »

Dans un discours fleuve prononcé ce vendredi 23 mai, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a brisé six ans de silence pour dresser un réquisitoire implacable contre la gouvernance actuelle. Il dénonce une dérive autoritaire, la faillite de l’État, et appelle à un pacte citoyen pour « sauver le Congo ».

Joseph Kabila est sorti de sa réserve. Six ans après avoir cédé pacifiquement le pouvoir à Félix Tshisekedi, l’ancien président congolais a livré un discours sévère contre la gestion du pays par l’actuelle administration.

Il accuse notamment le régime en place de dérive autoritaire, de « populisme », de violations répétées de la Constitution, et d’avoir transformé les institutions en « instruments d’oppression ». Selon lui, la République démocratique du Congo est aujourd’hui « un État failli, divisé, désintégré, au bord de l’implosion ».

Kabila dénonce également un « coup d’État institutionnel » en 2020, la désignation unilatérale des animateurs de la CENI, et des élections de 2023 « frauduleuses », tout en critiquant le projet de changement constitutionnel comme une trahison de l’Accord de Sun City.

S’il se garde d’annoncer un retour en politique, il propose un « pacte citoyen » en douze points, pour « refonder l’État » et restaurer la paix, la démocratie, et l’unité nationale. « Je m’engage à jouer ma partition », conclut-il.

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