Alors que la province de l’Ituri fait face à une résurgence préoccupante de la maladie à virus Ebola, le professeur de droit pénal Raphaël Nyabirungu s’est montré particulièrement critique à l’égard de la classe politique congolaise.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’universitaire s’est interrogé sur les priorités des institutions nationales au moment où la situation sanitaire mobilise l’attention de la communauté internationale.
« Pendant que le monde entier délibère sur les mesures à prendre contre Ebola qui ravage l’Ituri, nos élus détricotent la Constitution, en attendant de la changer », a-t-il écrit.
Pour le professeur Nyabirungu, les débats actuels autour des réformes constitutionnelles contrastent avec l’urgence des défis auxquels le pays est confronté, notamment sur le plan sanitaire et humanitaire.
L’ancien doyen de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa estime que cette situation traduit une profonde crise des valeurs au sein de la société congolaise. « Nous sommes ainsi témoins directs de l’effondrement moral de la Nation », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par de vives controverses autour du projet de loi sur le référendum et des discussions relatives à une éventuelle révision de la Constitution, sujet qui continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo.








