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Changement de la constitution: le CSAC prépare un débat national télévisé et annonce un encadrement des porte-parole politiques

Changement de la constitution: le CSAC prépare un débat national télévisé et annonce un encadrement des porte-parole politiques

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, entend ouvrir un nouveau chapitre dans le débat sur la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo.

Invité d’un Space sur X animé par les journalistes Stanis Bujakera Tshiamala et Patient Ligodi, le patron de l’organe de régulation des médias a annoncé l’organisation prochaine d’un grand débat républicain qui sera retransmis simultanément sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) et plusieurs médias privés accrédités.

Selon Christian Bosembe, cette initiative vise à replacer les citoyens au cœur d’une discussion qu’il estime largement dominée par les acteurs politiques. Une quinzaine à une vingtaine de journalistes devraient prendre part à l’animation de cette émission spéciale destinée à confronter les différentes positions sur l’avenir constitutionnel du pays.

Au cours de cet échange, le président du CSAC a également pris position sur la polémique autour du « troisième mandat ». Pour lui, cette qualification ne correspond pas à l’hypothèse d’une nouvelle Constitution.

« Lorsqu’une Constitution change, il s’agit de nouveaux mandats et non d’un troisième mandat », a-t-il déclaré, tout en regrettant le refus de certains acteurs de participer à la discussion publique sur cette question.

Au-delà du débat constitutionnel, Christian Bosembe a annoncé une réforme visant à mieux encadrer la représentation politique dans les médias audiovisuels. Le CSAC demandera désormais aux partis politiques de communiquer officiellement la liste des personnes autorisées à s’exprimer en leur nom sur les plateaux de télévision.

Cette mesure, explique-t-il, répond à la multiplication de dérapages verbaux, d’invectives et de prises de parole jugées peu maîtrisées dans les émissions politiques.

Le président du régulateur a également exhorté les journalistes et les responsables des médias à faire preuve de davantage de rigueur dans le choix de leurs invités, estimant que la qualité du débat public dépend aussi de la compétence des intervenants sollicités.

Ces annonces interviennent dans un contexte marqué par l’intensification des discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution, sujet qui continue de polariser la classe politique et l’opinion publique congolaises.

TKN

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