Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) entend reprendre pleinement ses activités politiques sur l’ensemble du territoire national. Cette décision a été annoncée mercredi à Kinshasa, à l’issue d’une réunion d’évaluation consacrée à la situation sociopolitique du pays, quelques jours après la levée de la mesure limitant les interventions médiatiques de ses dirigeants et membres.
À travers cette relance, le parti de l’ancien président Joseph Kabila affiche sa volonté de retrouver une présence active sur la scène politique nationale malgré les restrictions qui ont marqué ces derniers mois.
Dans sa déclaration, le PPRD a une nouvelle fois exigé la libération de plusieurs de ses responsables, notamment Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary et Dunia Kilanga. Le parti affirme que ces derniers ont été interpellés entre décembre 2025 et janvier 2026 lors d’opérations nocturnes menées à leurs domiciles et qu’ils demeurent privés de liberté sans avoir été jugés.
Le mouvement a également réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution de 2006 ainsi qu’à l’éventualité d’un troisième mandat présidentiel pour Félix Tshisekedi, estimant que le chef de l’État est engagé dans son second et dernier mandat prévu par la Constitution en vigueur.
Par ailleurs, le PPRD dénonce ce qu’il qualifie de « tyrannie » exercée contre ses membres et affirme que plusieurs de ses cadres sont maintenus en détention depuis plusieurs mois sans procès.
Ces préoccupations rejoignent en partie celles exprimées par Human Rights Watch, qui indiquait dans un rapport publié en mai que neuf des dix-sept personnes initialement portées disparues puis retrouvées dans les installations du Conseil national de cybersécurité avaient été libérées. Selon l’organisation, huit personnes restaient toutefois détenues, parmi lesquelles Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary.
Depuis octobre dernier, le PPRD fait l’objet d’une suspension de ses activités par les autorités congolaises, à la suite de sa participation à la création du mouvement « Sauvons la RDC ». Plusieurs formations politiques associées à cette initiative avaient également vu leurs activités suspendues par le gouvernement.
Alexis Ketinda








