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Des réflexions lancées à Kinshasa sur l’instauration de la médecine médicolégale dans les universités de la RDC

La cérémonie du lancement solennel du projet de mise en place de la filière des sciences médicolégales dans les universités de la République Démocratique du Congo, s’est tenue ce lundi 14 mai 2024 à Kinshasa. Organisée par le Bureau Conjoint des Nations Unies des Droits de l’Homme de la RDC et l’Université de Kinshasa, elle a été lancé par le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire Muhindo Nzangi Butondo.

Dans son allocution, le ministre a rappelé la nécessité de l’amélioration de la formation ; « depuis novembre 2021, au travers des task curriculaires mises en place en vue de la réforme des curricula de formation, le Secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire s’est engagé dans profonde et importante réflexion sur la pertinence des programmes de formation en vigueur. Parmi les indicateurs-clés de cette réflexion réside bien entendu la question du profil de sortie des apprenants, mais aussi le processus d’acquisition des compétences. L’objectif étant, vous vous en doutez, de produire des cadres qualifiés devant résoudre les problèmes de notre société et œuvrer au mieux-être de nos populations. »

Et de poursuivre, « au regard du programme de cet atelier consacré aux sciences médicolégales, je me félicite que l’effort méthodologique d’élaboration des maquettes des filières de formation soit bien respecté et qu’un point d’orgue soit accordé à la saisie du Système LMD. »

En effet, s’il n’est un secret pour personne que depuis 2014, le Système LMD a été adopté en RDC comme architecture de formation, il n’en reste pas moins qu’en dépit de toutes les formations, des cycles d’informations, des ateliers de vulgarisation, etc. ; nous sommes encore dans une phase d’appropriation des exigences et de l’adaptation du LMD à nos réalités et contexte nationaux, tout en veillant à l’aborder en respectant l’Assurance qualité et les standards internationaux.

Le ministre Muhindo Nzangi encourage « les participants à s’imprégner, une fois encore, de tous les mécanismes à l’œuvre dans l’application effective du LMD dans notre Pays. Quant à la matière sur laquelle ces cadres pédagogiques doivent s’appliquer, en l’occurrence, la médecine légale, il vous souviendra que dans un passé proche l’important débat qui a secoure la Représentation Nationale, autour de la question de la greffe d’organes. Il me semble que cela serait davantage dû à une faible connaissance des garanties qui entourent ces pratiques, dont un grand nombre trouvent leur réponses dans la médecine légale. »

Il renseigne par ailleurs nourrir l’espoir que les présentes assises, manifestation de l’avancée de la perception et de l’importance de la médecine légale, contribuera :

– à asseoir les fondamentaux de cette filière de formation dans les établissements d’enseignement supérieur de notre Pays ;

– tout en participant à une sensibilisation effective de nos compatriotes sur le bien-fondé des sciences médicolégales.

Ouvert ce 14 mai, ces séances de réflexions vont se poursuivre jusqu’au 19 mai. Plusieurs acteurs des nations unies, de l’enseignement supérieur et de la médecine prennent part à ces travaux.

Authentik.cd

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