Béni, le 01 mars 2025– La situation sécuritaire préoccupante dans la province du Nord-Kivu, où quatre des six territoires sont sous occupation des rebelles du M23-AFC soutenus par l’armée rwandaise, a été au centre des échanges entre le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, et le gouverneur militaire de la province, le Général Evariste Somo Kakule.
Lors de cette rencontre tenue samedi à Béni, les discussions ont porté sur les conséquences humanitaires, économiques et sociales de cette crise qui continue de fragiliser la région. M. Lacroix a réaffirmé l’engagement de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) à travailler en étroite collaboration avec les autorités locales pour assurer la protection des populations civiles.
Une situation humanitaire alarmante
L’occupation de vastes zones du Nord-Kivu par le M23 et ses alliés a entraîné des déplacements massifs de populations, aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante. Les violences et les affrontements ont causé d’importants dégâts, affectant l’économie locale et rendant difficile l’accès aux services de base.
« Nous avons discuté des conséquences catastrophiques de cette offensive du M23 soutenue par l’armée rwandaise. La MONUSCO est déterminée à travailler en totale coordination avec les autorités locales, militaires, civiles et policières », a déclaré Jean-Pierre Lacroix.
Un engagement renforcé de la MONUSCO
Face aux défis sécuritaires, la MONUSCO entend renforcer ses efforts dans la mise en œuvre de son mandat, en particulier la protection des civils. « Nous voulons être plus proactifs et faire le maximum dans la limite de nos capacités pour garantir la sécurité des populations », a assuré M. Lacroix.
Cette concertation s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre la MONUSCO et les autorités congolaises afin d’optimiser les actions sur le terrain et d’apporter une réponse plus efficace à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Alors que la tension reste vive dans la région, les populations locales espèrent que ces engagements se traduiront rapidement par des actions concrètes pour restaurer la paix et la stabilité au Nord-Kivu.








