En mission d’inspection dans la province de l’Ituri, le lieutenant général Jacques Ychalingoza, chef d’état-major général adjoint en charge des opérations et des renseignements des FARDC, a lancé un appel ferme aux groupes armés encore actifs : ils doivent désarmer et intégrer sans délai le processus de paix en cours.
La situation sécuritaire en Ituri reste préoccupante malgré les efforts en cours pour restaurer la paix. En visite d’inspection ce vendredi dans cette province du nord-est de la RDC, le lieutenant général Jacques Ychalingoza, numéro deux de l’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a mis en garde les groupes armés qui refusent toujours de déposer les armes.
« Tous les groupes armés de l’Ituri doivent déposer les armes et adhérer au processus de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) en cours », a-t-il déclaré.
L’officier supérieur a souligné que l’heure n’est plus à l’hésitation. Les miliciens encore actifs dans les territoires de Djugu, Irumu ou Mambasa sont sommés de rejoindre le programme P-DDRCS, faute de quoi ils seront considérés comme ennemis de la paix et ciblés par les opérations militaires en cours.
« Ils doivent rendre les armes et suivre le processus jusqu’à la fin. S’ils ne le font pas, tous les groupes armés seront traqués. S’ils reviennent à la raison, ce sont nos fils. Mais qu’ils ne puissent plus continuer à tuer la population », a insisté le lieutenant général Ychalingoza.
Ce message intervient alors que l’armée congolaise mène conjointement avec l’armée ougandaise (UPDF) une série d’opérations dans l’est du pays pour neutraliser les groupes armés locaux et étrangers, responsables de nombreuses exactions contre les civils.
L’offensive actuelle vise à rétablir l’autorité de l’État et à offrir aux miliciens une dernière chance de réintégration pacifique, dans un cadre encadré par le gouvernement à travers le Programme P-DDRCS.
Dans un contexte de lassitude des populations face aux violences, les FARDC réaffirment ainsi leur volonté d’en finir avec l’impunité et les cycles de rébellion, tout en ouvrant une porte à la réinsertion pour ceux qui choisissent la paix.







