La commune de Masina, à Kinshasa, fait face à une recrudescence inquiétante de l’insécurité. Meurtres, vols à main armée et violences diverses rythment désormais le quotidien des habitants, selon le député provincial Raphaël Kebongo. Ce dernier a tiré la sonnette d’alarme, mercredi 4 juin 2025, au cours d’une motion d’information à l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Dans une intervention marquée par la gravité des faits, l’élu de Masina a décrit une commune livrée aux mains de groupes armés qui opèrent en toute impunité, semant la peur et le chaos. « Angoissés, presqu’abandonnés et sans secours, les habitants vivent des nuits cauchemardesques. Dès qu’il est 18 heures, la circulation devient périlleuse dans la majorité des quartiers », a-t-il alerté devant ses collègues députés.
Pour illustrer ses propos, Raphaël Kebongo a évoqué plusieurs cas précis : une veuve abattue dans sa boutique au quartier Mapela, un père de famille tué à domicile sur l’avenue Ngufulu, un jeune homme assassiné au croisement Kulumba-Kimbela dans le quartier 3, et un conducteur de taxi-moto tué à deux pas de la maison communale.
Face à cette série macabre, l’élu plaide pour une réponse institutionnelle forte et coordonnée. Il a proposé l’organisation urgente d’une séance de travail entre l’Assemblée provinciale, le Vice-premier ministre de l’Intérieur, le gouverneur de la ville, les autorités policières et les députés. Objectif : évaluer la situation sécuritaire et adopter des mesures efficaces pour protéger les populations.
« Cette insécurité n’est plus un cas isolé à Masina. Elle touche aujourd’hui l’ensemble de la ville-province de Kinshasa », a-t-il souligné.
En portant ce débat au niveau de l’Assemblée provinciale, Raphaël Kebongo veut faire entendre la voix des citoyens, victimes silencieuses d’un système sécuritaire à bout de souffle. Reste à savoir si son cri d’alarme trouvera un écho auprès des autorités compétentes.








