La présence de Muhindo Nzangi Butondo au Gouvernement n’est pas anodine. Chaque déplacement, chaque geste, chaque déclaration du Ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire semble faire trembler un certain camp : celui de la résignation, de la dépendance et, disons-le clairement, de la trahison des idéaux de souveraineté nationale.
Depuis le début de la semaine, le Muzalendo Mkuu est au Katanga. Objectif : donner un nouvel élan aux producteurs agricoles, leur fournir les moyens concrets pour participer à la bataille décisive de l’autosuffisance alimentaire. Remise de tracteurs, visites de coopératives, lancement d’un centre d’incubation : des actes forts, visibles, palpables. Derrière ces gestes se cache une vision claire : réduire, dans un délai court, la dépendance de notre pays vis-à-vis des importations de produits vivriers de base comme le maïs et le riz.
Un tel combat, celui de la souveraineté alimentaire, ne peut que déranger. Dans les coulisses, les résistances se manifestent. Les ennemis de la Patrie s’agitent, les intérêts contrariés sortent leurs griffes, et les manœuvres de déstabilisation se multiplient. Mais c’est mal connaître l’homme. Muhindo Nzangi ne recule pas devant l’adversité. Sa détermination est forgée dans la conviction que l’agriculture est la clé de la sécurité et de la dignité du Congo.
Au fond, la question n’est pas de savoir si ce combat dérange. Elle est de savoir qui, dans ce pays, ose encore s’opposer à une ambition aussi légitime : produire ce que nous consommons, nourrir notre peuple par nos propres moyens, rendre à la terre congolaise sa vocation première.
Oui, les aboiements des chiens enragés se feront entendre. Mais ils ne sauraient ralentir la marche d’un peuple résolu à reconquérir sa souveraineté alimentaire. Avec des hommes comme Muhindo Nzangi, l’histoire retiendra que la transformation agricole du Congo n’a pas seulement été une promesse, mais un combat mené et assumé.
RMM








