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RDC : pluie de réactions après la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila

RDC : pluie de réactions après la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila

La décision de la Haute Cour militaire de Kinshasa de condamner à mort, le 30 septembre dernier, l’ancien président Joseph Kabila Kabangé, continue de susciter une vague d’indignation. Des voix politiques nationales comme internationales dénoncent un verdict qualifié de “forfaiture judiciaire” et de “procès politique”.

La sentence, rendue par contumace, a été décrite par plusieurs acteurs congolais comme une grave atteinte à l’État de droit. Pour certains, elle ternit durablement l’image de la justice congolaise.

👉 Boniface Balamage, ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, parle d’une décision purement politique :

« Lorsque la politique entre par la porte principale du tribunal, le droit et la justice sortent par la fenêtre. Kabila est et demeurera l’artisan de la paix, de l’unité et de la démocratie en RDC », a-t-il déclaré.

👉 Même son de cloche du côté de Félix Momat, haut cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), qui dénonce « un simulacre de procès, grotesque et cynique ». Pour lui, ce jugement est une « blessure béante infligée à l’État de droit » et requiert « une condamnation ferme et un sursaut de toutes les forces éprises de liberté ».

Au niveau international, la réaction ne s’est pas fait attendre. Gesa Brautigam, directrice Afrique des Affaires étrangères d’Allemagne et cheffe du département pour l’Afrique subsaharienne, a exprimé la position européenne :

« La peine de mort est un châtiment cruel et inhumain que nous rejetons en toutes circonstances. L’Allemagne et l’Union européenne plaident pour son abolition dans le monde entier. »

Cette condamnation, qui frappe un ancien chef de l’État congolais, apparaît ainsi comme un tournant politique et judiciaire sensible. Elle alimente les débats sur l’indépendance de la justice en RDC et les perspectives d’un dialogue national inclusif, plusieurs acteurs estimant qu’elle pourrait davantage diviser une nation déjà fragilisée.

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