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Fin d’année : le ministre des Droits humains rappelle aux employeurs leurs obligations de paiement avant le 31 décembre

À un peu plus d’un mois des festivités de Noël et du Nouvel An, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a lancé un appel ferme aux employeurs du secteur public et privé : verser les salaires et avantages sociaux dans les délais, conformément au Code du travail.

Dans un communiqué publié lundi 24 novembre, le ministre rappelle que l’article 7, alinéa h, consacre le droit des travailleurs à une rémunération régulière, tandis que l’article 99 impose un paiement « à des intervalles n’excédant pas un mois ». Une précision qui intervient dans un contexte de tensions salariales récurrentes dans plusieurs entreprises du pays.

“Chaque travailleur mérite de célébrer les fêtes dans la dignité”

Samuel Mbemba insiste sur l’importance de garantir aux familles congolaises des fêtes de fin d’année sereines, malgré un contexte économique difficile.

« Chaque travailleur mérite de célébrer les fêtes dans la dignité », affirme-t-il, en appelant les employeurs à anticiper les paiements pour éviter les retards habituels observés en décembre.

Le ministre souligne également que le respect de ces obligations contribue non seulement au bien-être des employés, mais aussi à la stabilité sociale en période sensible.

Un dispositif d’écoute dès le 6 janvier : une première

En parallèle, le ministère annonce une nouvelle mesure : à partir du 6 janvier 2026, Samuel Mbemba recevra chaque mardi les travailleurs s’estimant victimes de violations de leurs droits professionnels.

L’objectif : offrir un espace d’écoute institutionnel, accélérer la résolution des litiges et renforcer la culture de responsabilité chez les employeurs.

Ce dispositif vise à consolider les efforts entrepris en faveur de la justice sociale, alors que de nombreux Congolais dénoncent des arriérés de salaire, des licenciements abusifs ou la non-application du SMIG.

Vers une fin d’année plus apaisée ?

Avec cet appel et la mise en place d’un mécanisme d’écoute des travailleurs, le gouvernement veut envoyer un signal clair : la protection des droits sociaux reste prioritaire, surtout à l’approche d’une période où les besoins familiaux augmentent.

Reste à savoir si les entreprises — publiques comme privées — répondront à cet appel en assurant aux travailleurs un mois de décembre plus stable et plus digne.

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