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« Tshisekedi a déjà consommé l’infraction de haute trahison » : Jean-Marc Kabund charge violemment le chef de l’État

« Tshisekedi a déjà consommé l’infraction de haute trahison » : Jean-Marc Kabund charge violemment le chef de l’État

L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale et ex-président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, a multiplié de graves accusations contre le président Félix Tshisekedi lors d’un Space organisé samedi 23 mai sur X par le journaliste Stanis Bujakera.

Dans une sortie particulièrement offensive, Jean-Marc Kabund a affirmé que le chef de l’État est « en rébellion contre la Constitution », estimant que Félix Tshisekedi aurait « déjà consommé l’infraction de haute trahison » après avoir qualifié publiquement la Constitution de « chiffon » à Lubumbashi et évoqué son changement.

Selon l’opposant, ces déclarations constitueraient une remise en cause de l’ordre constitutionnel par celui-là même qui en est le garant. « Il a outragé cette Constitution », a-t-il insisté, qualifiant cette infraction d’« imprescriptible ».

Kabund confirme l’existence d’un accord entre Kabila et Tshisekedi

Au cours de cet échange en ligne, le président du parti Action pour le Changement a également affirmé l’existence d’un accord politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.

« Je confirme que l’accord existe, mais pour le contenu, il faut demander aux deux, ils sont vivants », a-t-il déclaré, sans fournir davantage de précisions sur la nature de cet arrangement présumé.

« J’ai dressé un réquisitoire devant Tshisekedi »

Jean-Marc Kabund est aussi revenu sur une réunion nocturne tenue, selon lui, dans la résidence familiale d’Étienne Tshisekedi, sur la dixième rue à Limete, en présence notamment d’Augustin Kabuya et de Guy Kabombo Muadiamvita.

L’ancien cadre de l’UDPS affirme y avoir dénoncé devant le président de la République des cas présumés de détournements de fonds, de surfacturation et de mauvaise gouvernance.

« Je ne pouvais pas m’imaginer que l’UDPS au pouvoir, on pouvait encore parler de détournement de fonds, de surfacturation et d’une gouvernance qui tâtonne », a-t-il déclaré, se disant « surpris et scandalisé » par ce qu’il observait de l’intérieur du système.

Accusations autour de la mine de Kateketa

Jean-Marc Kabund a également évoqué un conflit autour de la mine de Kateketa, affirmant qu’un frère du président Tshisekedi se serait présenté sur le site avec « cinq camions de combattants UDPS et un camion de militaires » afin d’en prendre le contrôle.

Il affirme que Félix Tshisekedi lui aurait ensuite ordonné, depuis Bruxelles, de quitter les lieux sous peine d’arrestation dans un délai de trente minutes.

Kabund a par ailleurs appelé les journalistes à enquêter sur l’identité actuelle des propriétaires de cette mine, insinuant l’existence de transactions opaques.

« Le reflet d’un État voyou »

Enfin, l’opposant est revenu sur l’intervention d’éléments de la Garde républicaine à son domicile de Kingabwa en janvier 2022.

« La Garde républicaine qui est venue saccager chez moi, c’est le reflet d’un État voyou ou d’un État qui n’existe pas », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une opération punitive menée contre lui à l’époque où il occupait encore des fonctions importantes au sein du pouvoir.

Cette nouvelle sortie médiatique de Jean-Marc Kabund intervient dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision constitutionnelle et des critiques croissantes de l’opposition contre la gouvernance actuelle.

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