Kinshasa, 20 juin 2026 – Une cérémonie de remise d’armes récupérées lors des opérations de pacification menées dans les espaces du Grand Bandundu, du Kongo Central et de l’est de Kinshasa s’est tenue samedi à la Pagode présidentielle de la N’Sele. L’événement, organisé sous l’initiative du ministre délégué à la Défense nationale en charge des anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a réuni des autorités civiles et militaires ainsi que plusieurs invités.
À cette occasion, les autorités ont présenté le bilan des actions entreprises pour lutter contre le phénomène Mobondo et favoriser le retour à la stabilité dans les zones concernées. Selon Eliezer Ntambwe, les équipes déployées ont parcouru plus de vingt villages au cours de leur mission.
Le ministre a indiqué que 891 hommes et femmes se sont rendus aux autorités, dont 575 suivent actuellement une formation au sein du Service national. Il a également annoncé la récupération de 144 armes, qu’il considère comme une avancée dans le processus de désarmement et de sécurisation de la région.
Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité d’accompagner les anciens combattants vers une réinsertion sociale durable afin de favoriser la réconciliation entre les communautés affectées par les violences. Il a également lancé un appel aux partenaires humanitaires pour soutenir ces efforts.
Présent à la cérémonie, le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo, a salué le travail accompli et rappelé que la stratégie gouvernementale combine des actions militaires, sécuritaires et sociales pour restaurer la paix. Selon lui, les armes récupérées témoignent d’un recul progressif de la menace dans plusieurs localités autrefois touchées par les activités des miliciens Mobondo.
Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, représentant la Première ministre Judith Suminwa, a pour sa part souligné que la consolidation de la paix passe également par la réinsertion économique et professionnelle des ex-combattants. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les initiatives destinées à transformer ces anciens membres de groupes armés en acteurs du développement national.
Les autorités ont enfin renouvelé leur mise en garde contre toute forme de soutien aux groupes armés, estimant que le désarmement et la réintégration constituent des étapes essentielles pour restaurer durablement la sécurité dans les zones concernées.
E.Ndjungu








