Lors d’un Space organisé sur le réseau social X par le journaliste Stanis Bujakera, Bienvenu Matumo, figure du mouvement citoyen LUCHA et membre du mouvement politique Sauvons le Congo, a vivement critiqué les initiatives en faveur d’une révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon lui, toute tentative de modification de la Loi fondamentale dans le contexte actuel viserait essentiellement à permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà des limites prévues par la Constitution. « C’est une manipulation qui vise un seul objectif : donner une présidence à vie à Tshisekedi », a-t-il affirmé.
L’activiste s’est dit « personnellement choqué » par ce qu’il considère comme un revirement de l’UDPS et de Félix Tshisekedi, rappelant leur engagement historique en faveur du respect de la Constitution et de l’alternance démocratique. Il a estimé que, même dans l’hypothèse d’un bilan positif à la tête du pays, le chef de l’État devrait quitter ses fonctions à l’issue de son second mandat constitutionnel.
« La démocratie, ce n’est pas la dictature de la majorité, mais le respect des règles et de la Constitution », a soutenu Bienvenu Matumo, plaidant pour le maintien des dispositions actuelles relatives à la limitation des mandats présidentiels.
L’intervenant a également rejeté les arguments invoquant une adaptation de la Constitution aux réalités du pays. Selon lui, les difficultés auxquelles fait face la RDC relèvent davantage de la gouvernance, citant notamment la corruption, le népotisme et l’instrumentalisation des institutions plutôt que des insuffisances du texte constitutionnel.
Enfin, Bienvenu Matumo a mis en garde contre les conséquences politiques d’une éventuelle révision constitutionnelle, estimant qu’un tel processus pourrait accentuer les fractures dans un contexte sécuritaire déjà marqué par l’occupation de certaines zones de l’Est du pays par des groupes armés.
Ces déclarations interviennent alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de susciter des prises de position divergentes au sein de la classe politique et de la société civile congolaises.
Glodie Moza








