À la clôture de la session ordinaire de mars de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele, les députés provinciaux ont lancé un appel pressant aux gouvernements central et provincial pour renforcer les dispositifs sécuritaires dans plusieurs zones touchées par les violences attribuées aux rebelles ADF.
L’organe délibérant demande des mesures urgentes afin de permettre le retour des populations déplacées dans la chefferie de Mahaa, en territoire de Wamba, ainsi que dans les chefferies de Kebo et d’Andobi, en territoire de Watsa.
Selon les élus provinciaux, les attaques répétées des ADF ont provoqué le déplacement d’environ 50 000 personnes, parmi lesquelles de nombreuses femmes enceintes et des enfants, contraintes d’abandonner leurs villages pour échapper aux violences.
Le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele, Justin Zamba, a souligné que la situation humanitaire et sécuritaire dans ces territoires demeure préoccupante. Il a insisté sur la nécessité d’une intervention rapide des autorités afin de restaurer la sécurité, protéger les populations civiles et favoriser le retour des déplacés dans leurs localités d’origine.
Cet appel a été lancé ce lundi à Isiro, à l’issue de la clôture de la session ordinaire de mars de l’Assemblée provinciale. Les députés espèrent une réponse rapide des autorités nationales et provinciales face à une crise qui continue d’affecter des milliers de familles dans cette partie du nord-est de la République démocratique du Congo.
E. Ndjungu








