L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo depuis le 15 mai continue de progresser. Selon le bulletin quotidien du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), arrêté au 12 juillet, le pays totalise désormais 1 963 cas confirmés et 719 décès, soit un taux de létalité de 36,6 %.
L’Ituri demeure de loin la province la plus touchée. Elle concentre plus de 90 % des cas confirmés et a enregistré l’ensemble des décès communautaires rapportés au cours de la dernière journée. La transmission reste particulièrement active dans le corridor Djugu-Irumu, considéré comme le principal foyer de l’épidémie.
Les autorités sanitaires s’inquiètent également d’un indicateur révélateur de la persistance de la transmission communautaire. Parmi les 27 nouveaux cas recensés en Ituri, aucun n’était identifié comme contact d’un cas déjà connu, ce qui traduit l’existence de chaînes de contamination qui échappent encore au système de surveillance épidémiologique.
Au Nord-Kivu, la situation demeure préoccupante. La province affiche le taux de létalité le plus élevé du pays, à 56,5 %, tandis que ses centres de traitement fonctionnent au-delà de leur capacité, avec un taux d’occupation estimé à 117 %, illustrant la forte pression exercée sur les structures de prise en charge.
En revanche, le Sud-Kivu présente une évolution encourageante. La province comptabilise désormais 47 jours sans nouveau cas, se rapprochant ainsi du délai requis pour envisager une déclaration officielle de fin de l’épidémie à l’échelle provinciale, sous réserve de l’absence de nouvelles contaminations.
Face à cette flambée, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des malades, de vaccination ciblée et de recherche des contacts afin de freiner la propagation du virus, alors que la circulation communautaire demeure un défi majeur, notamment en Ituri.
E.Ndjungu








