Kinshasa – Après une série d’échanges à Goma, la délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) poursuit ses consultations avec les acteurs régionaux impliqués dans la crise sécuritaire de l’Est de la RDC. Avant de s’envoler pour l’Europe, les représentants des églises ont déjà rencontré plusieurs dirigeants de la région des Grands Lacs, y compris des membres de l’AFC et du M23, selon le pasteur Éric Senga, porte-parole de l’ECC.
“Nous avons vu l’AFC, le M23, nous avons discuté avec eux, nous avons vu quelques chefs d’État. Nous continuons et nous espérons finir la première étape d’écoute et d’explication d’ici la fin de la semaine”, a-t-il déclaré.
Cependant, cette démarche a suscité de vives critiques au sein de l’opinion publique congolaise, certains accusant la délégation d’avoir trahi le Congo en dialoguant avec des groupes armés responsables de massacres dans l’Est du pays. Face à ces accusations, le pasteur Senga défend la nécessité d’écouter toutes les parties concernées pour œuvrer en faveur de la paix.
“Nous ne pouvons pas vouloir la paix et refuser d’approcher ceux qui ont pris les armes”, a-t-il expliqué, ajoutant que toutes les rencontres s’étaient déroulées dans la transparence.
Prochaine étape : l’Europe
Après l’Afrique, la mission des représentants religieux se poursuivra en Europe, où des acteurs politiques et des personnes ressources doivent encore être consultés avant un retour au pays.
Financement et indépendance
Interrogé sur le financement de ces déplacements, le porte-parole de l’ECC a souligné que les églises sont des institutions organisées et qu’elles ont toujours entrepris de telles missions à différents niveaux, tant national qu’international.
La délégation espère que cette initiative contribuera à une meilleure compréhension de la crise et à des solutions durables pour la paix dans l’Est de la RDC.






