Kinshasa, 25 mars 2025 – Le processus de formation du Gouvernement d’Union Nationale a officiellement débuté ce lundi à Kinshasa, sous la supervision du conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité, Pr. Eberande Kolongele.
Ces consultations visent à constituer une équipe gouvernementale fondée sur un large consensus national, dans un contexte où l’inclusivité est présentée comme un impératif pour assurer la stabilité politique et la cohésion sociale. Cette dynamique intervient alors que la RDC fait face à une guerre d’agression, attribuée au Rwanda et à ses supplétifs du M23.
Les premières personnalités reçues
Parmi les premières figures consultées, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a affirmé l’engagement du Parlement dans cette initiative politique.
« Nous sommes venus réaffirmer le principe de l’unité, mais au-delà de ça, participer à cette idée du président de la République », a-t-il déclaré.
Il a également précisé qu’il s’était exprimé en sa qualité de membre du préformé de l’Union Sacrée de la Nation, la coalition soutenant le chef de l’État.
Après lui, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a également été reçu dans le cadre de ces consultations. Avant cela, Eberande Kolongele avait déjà rencontré la Première ministre Judith Suminwa, marquant ainsi une première phase d’échanges avec les principaux acteurs institutionnels du pays.
Un processus pour un gouvernement représentatif
L’objectif affiché de ces consultations est de former une équipe gouvernementale qui reflète la diversité des sensibilités politiques et sociales, afin de garantir une gouvernance plus inclusive. Pour ce faire, le conseiller spécial du chef de l’État va poursuivre ses rencontres avec plusieurs personnalités politiques et des représentants de la société civile dans les jours à venir.
Ces échanges devraient permettre d’aboutir à une architecture gouvernementale adaptée aux défis sécuritaires et socio-économiques que traverse la RDC, notamment face à la persistance de la crise à l’Est du pays.
Un test politique majeur
Cette initiative constitue un test majeur pour le président Félix-Antoine Tshisekedi, qui doit équilibrer les forces politiques en présence tout en veillant à préserver la cohésion de l’Union Sacrée et à répondre aux attentes des Congolais.
L’enjeu principal reste de savoir quelles forces politiques et sociales accepteront de prendre part à ce gouvernement, alors que certaines formations de l’opposition, comme Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, ont déjà décliné l’invitation aux consultations.
Les prochains jours seront déterminants pour la structuration du nouvel exécutif, alors que les attentes restent élevées sur l’efficacité de cette gouvernance élargie.








