Alors que les consultations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale entrent dans leur deuxième semaine, le parti Nouvel Élan, conduit par l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, prend le contrepied de la majorité des partis d’opposition. Son secrétaire général, Blanchard Mongomba, l’a confirmé dans une déclaration qui marque un virage assumé dans le discours de l’opposition.
« Le pays est agressé. Nous sommes aujourd’hui occupés par une armée étrangère, l’armée rwandaise, soutenue par Paul Kagame », a-t-il martelé avant d’ajouter : « Nous, en tant que nationalistes, ne pouvons pas laisser les FARDC ni le chef de l’État seuls face à cette situation. » Une position que le parti assume pleinement, même si elle semble aller à rebours de l’attitude de nombreuses autres forces de l’opposition.
Interpellé sur ce choix jugé contradictoire avec leur posture d’opposants, Mongomba reste clair : « Nous sommes de l’opposition. Mais lorsque vous dites que nous naviguons à contre-courant, je ne sais pas par rapport à quel principe. Nous n’avons jamais participé à un gouvernement sous Tshisekedi. Mais aujourd’hui, l’urgence, c’est l’unité nationale face à l’agression. »
Cette sortie du Nouvel Élan vient rappeler que l’opposition n’est pas monolithique, et que la ligne de fracture actuelle se situe davantage entre souveraineté nationale et positionnements politiques classiques.








