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Inondations meurtrières à Kinshasa : au moins 22 morts et des quartiers submergés

Inondations meurtrières à Kinshasa : au moins 22 morts et des quartiers submergés

Kinshasa, le 6 avril 2025 — Kinshasa vit des heures sombres après 48 heures de pluies diluviennes ayant plongé plusieurs communes de la capitale congolaise dans le chaos. Inondations, glissements de terrain, routes coupées, habitations détruites : la situation est critique et le dernier bilan provisoire communiqué par le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, fait état d’au moins 22 morts.

Mont Ngafula en état d’urgence

Parmi les zones les plus durement frappées, la commune de Mont Ngafula est en état d’urgence. Déjà affaiblie par une vingtaine de têtes d’érosion, elle a enregistré de nouveaux glissements de terrain. Plusieurs maisons ont été emportées, et la Route Nationale numéro 1, axe vital reliant Kinshasa à d’autres provinces, a été sérieusement endommagée.

Les autorités locales rapportent au moins 46 blessés hospitalisés et des dizaines de familles déplacées, désormais hébergées dans un centre d’accueil de fortune mis en place sur place.

L’est de Kinshasa à son tour submergé

Alors que les secours s’organisaient à l’ouest de la ville, de nouvelles inondations ont frappé l’est ce matin. Les communes de Limete, Kingabwa et Masina ont été envahies par les eaux après le débordement des rivières Lukaya et Ndjili, gonflées par les fortes pluies ayant touché le Kongo Central.

Le boulevard Lumumba, artère stratégique de la capitale, a été complètement inondé, paralysant la circulation depuis la veille.

Des infrastructures critiques à l’arrêt

La station de pompage de Ndjili, l’une des plus importantes pour la desserte en eau potable de Kinshasa, a subi une panne majeure en raison des intempéries. Plusieurs quartiers sont désormais privés d’eau, accentuant la vulnérabilité des populations affectées.

Les autorités promettent une réponse rapide

« Nous sommes engagés non seulement à évaluer la situation, mais aussi à prendre des décisions urgentes pour venir en aide aux sinistrés », a déclaré Jacquemain Shabani sur les ondes de la RTNC. Des équipes spécialisées ont été déployées pour sécuriser les zones à risque, organiser les secours et renforcer l’assistance humanitaire.

La population est appelée à faire preuve de vigilance, notamment dans les zones à flanc de colline ou proches des cours d’eau. En parallèle, plusieurs voix s’élèvent déjà au sein de la société civile pour réclamer des comptes sur la gestion des infrastructures d’assainissement et l’absence de mesures préventives face à un phénomène devenu tristement récurrent.

Divine Mwaluke

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