En séjour dans la province du Haut-Uele, le ministre d’État en charge du Développement rural, Muhindo Nzangi Butondo, a salué ce lundi l’engagement des autorités locales dans la relance des cultures pérennes, à travers notamment l’installation de grandes pépinières de caféiers et cacaoyers.
« Ce que j’ai vu ici dépasse la théorie. Le Haut-Uele est déjà lancé dans la logique du PADERN, ce programme national qui vise à réveiller les cultures pérennes dans tout le pays », a déclaré le ministre, à l’issue d’une visite de terrain.
Le Programme d’Appui au Développement Rural et à l’Économie Nationale (PADERN) ambitionne d’installer, dans chaque village, au moins un hectare de cultures pérennes par ménage : café, cacao, palmier à huile… Une vision à laquelle la province du Haut-Uele semble déjà adhérer activement.
Muhindo Nzangi a également pris l’exemple du Nord-Kivu pour démontrer le potentiel économique du cacao en milieu rural : « 150 000 tonnes exportées par an, soit près d’un milliard de dollars générés uniquement par l’économie villageoise. » Un modèle qu’il appelle à répliquer ailleurs.
Le ministre a enfin rappelé que les routes de desserte agricole constituent l’un des freins majeurs à la valorisation de ces productions. Il a assuré que son ministère s’y attèle : « Le jour où ces routes seront ouvertes, les gens ne viendront pas seulement chercher de l’or, mais aussi du café, du cacao, et de l’huile de palme. »








