L’opposant Martin Fayulu a vivement critiqué la proposition de loi référendaire portée par le député Paul Gaspard Ngondankoy, qu’il qualifie de « tentative de coup d’État constitutionnel ».
Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa ce 8 mai 2026 dans une conférence de presse, le président de l’ECiDé estime que cette initiative viserait à contourner les dispositions verrouillées de la Constitution, notamment celles relatives à la limitation des mandats présidentiels prévues par l’article 220.
Sous le titre évocateur « Tentative de coup d’État constitutionnel », Martin Fayulu accuse les promoteurs du texte d’ouvrir une « porte dérobée » permettant de modifier indirectement des matières pourtant déclarées irrévisables par la Constitution congolaise.
Selon lui, le recours au référendum ne peut servir à remettre en cause les garanties constitutionnelles fondamentales. « Le peuple ne peut pas être instrumentalisé pour détruire ses propres garanties constitutionnelles », écrit-il dans son document.
L’opposant considère également que les articles 87 à 90 de la proposition de loi référendaire créeraient un mécanisme susceptible de fragiliser les principes démocratiques, l’alternance politique et l’équilibre des pouvoirs. Il demande ainsi aux députés nationaux de retirer purement et simplement ces dispositions.
Dans son adresse, Martin Fayulu établit un parallèle avec la crise politique de 2015, rappelant que la mobilisation populaire avait alors conduit à l’abandon d’une disposition controversée de la loi électorale sous le régime de Joseph Kabila.
L’opposant s’en prend également au président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de vouloir « demeurer au pouvoir à tout prix ». Il affirme que toute tentative de modification des règles constitutionnelles en pleine crise sécuritaire pourrait accentuer les tensions politiques et fragiliser davantage la cohésion nationale.
Martin Fayulu appelle enfin à un « dialogue national inclusif » comme seule voie de sortie pour préserver l’unité et la stabilité du pays.








