Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a décidé de suspendre toute nouvelle revalorisation des primes accordées aux fonctionnaires de l’État déjà régulièrement rémunérés, dans l’attente des conclusions de l’audit en cours sur la paie publique et de la mise en œuvre d’une nouvelle politique salariale.
La décision a été annoncée lors du compte rendu du 90ᵉ Conseil des ministres, lu samedi sur les antennes de la télévision nationale par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, désigné pour assurer la restitution des travaux gouvernementaux.
Selon le compte rendu officiel, le Chef de l’État a ordonné plusieurs mesures conservatoires visant à rationaliser les dépenses publiques liées à la rémunération des agents de l’État. Parmi celles-ci figurent l’interdiction de toute nouvelle augmentation des primes en faveur des catégories déjà régulièrement payées, ainsi que le gel de la prise en charge de nouvelles commissions ou structures permanentes.
Le gouvernement précise toutefois que cette mesure ne remet pas en cause les engagements déjà pris dans le cadre des accords conclus avec les partenaires sociaux ni les ajustements barémiques actuellement en cours.
Félix Tshisekedi a également insisté sur l’affectation prioritaire des économies attendues de l’assainissement du fichier de la paie et de la rationalisation des effectifs. Ces ressources, additionnées à l’enveloppe supplémentaire prévue dans le projet de loi de finances rectificative 2026, devront servir à la prise en charge progressive des agents certifiés, réguliers mais encore non mécanisés.
À travers cette décision, les autorités congolaises affichent leur volonté de renforcer le contrôle des dépenses salariales de l’État et de poursuivre les réformes destinées à assainir la gestion des finances publiques.
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