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Kinshasa: le candidat gouverneur Adam Bombole veut apporter le changement dans le développement de la capitale

Début ce jeudi 25 avril 2024 de la campagne électorale pour l’élection des gouverneurs des provinces de la République démocratique du Congo. À Kinshasa, 31 candidats ont été retenus par la Commission électorale nationale indépendante. Parmi ces candidats, Adam Bombole, acteur politique depuis plusieurs années, il souhaite mettre ses capacités managériales au profit de la capitale.

J’ai des ambitions managériales qui cadrent avec la conception moderne de gestion des grandes cités. J’ai la ferme conviction d’apporter un changement dans le développement de la ville de Kinshasa. Voilà pourquoi mon slogan est transparence et développement”, affirme, Adam Bombole, candidat gouverneur pour la ville de Kinshasa. 

Il explique à la presse qu’il « veut changer Kinshasa par une gestion participative, avec la collaboration des députés provinciaux qui sont aussi des acteurs majeurs de la ville de Kinshasa et éventuellement associer les conseillers municipaux parce que nous voulons une gestion consensuelle”.

Et d’ajouter; « nous avons des stratégies que nous allons mettre en place, éventuellement avec l’accord et la confiance que nous accorderons les députés provinciaux, pour que Kinshasa redevienne une capitale qui répond aux normes internationale, puisqu’aujourd’hui, quoique l’on dise, Kinshasa ressemble de plus en plus à un village. Ce n’est pas l’implantation en désordre des immeubles que nous voyons au centre ville qui peut rehausser la côte de Kinshasa sur le plan international”. 

Affirmant avoir la conviction d’apporter son expérience acquise dans le privé dans la gestion de la chose publique, l’ancien candidat président de la République en 2011, Adam Bombole précise qu’il va « prendre les cahiers des charges des différents députés provinciaux élus par la base qui, en accord avec leurs conseils communaux nous apporteront les désirs et les besoins de la population”.

Il reconnaît en outre que “les Kinois ont raison de se plaindre de l’insécurité. Mais il faut traiter le problème de l’insécurité dans sa source. Nous devons d’abord chercher à éradiquer la cause qui a conduit beaucoup de nos enfants dans le phénomène Kuluna”.

La mobilité, une priorité.

Nous allons voir dans quelle mesure nous pouvons récupérer la gestion du transport parce que nous sommes presqu’un État non État. Avec 17 millions d’habitants et une projection d’à peu près à 20 millions dans quelques années, il est vraiment superflu que le transport inter urbain dépende du gouvernement central. En dehors de la création d’une société de transport, il y a aussi l’éventualité d’être des sous-traitants de Transport”, explique t-il

Pour échapper aux contraintes imposées par les privés en ce qui concerne le désordre que nous constatons dans la circulation routière, par la présence des engins non identifiés qui se garent n’importe comment, il faudra aussi déterminer les heures pour le passage de différents moyens de transport gérés par la ville. Faire la différence entre les heures de pointe et les heures creuses et voir comment réaménager le circuit, les routes d’intérêt public, les routes secondaires, etc, renchérit-il.

Au sujet de la vie chère, Adam Bombole rappelle que “Kinshasa est entouré par les grandes surfaces dont l’hinterland qui reste inexploité. Pourquoi ne pas lancer des projets agricoles ? Si les mamans maraîchères se débrouillent tant bien que mal de leur façon, maintenant avec un encadrement, des outils modernes et industrielles pour continuer à cultiver et éventuellement encourager l’implantation des fermes, l’élevage des bovins, des porcins et autres afin de doper la production de la ville ça sera encore mieux”.

Il rassure également que “la gestion de la capitale se fera avec l’accompagnement de la population. Ça veut dire que ça sera une gestion avec itinérance presque permanente où le gouverneur de la ville avec son collaborateur et son gouvernement auront l’obligation de prendre à chaque moment, presque mensuellement, le besoin de la population avec un dialogue direct et surtout, pour éviter toute confusion, en assurant une formation à tous les niveaux, tant de la population que des dirigeants de la ville”.

Pour réaliser ce projet ambitieux, Adam Bombole mise sur un budget de 12,850 milliards sur 5 ans, à raison de 1,3 milliards la première année, la deuxième année 1,8 milliards, la troisième année 2,5 milliards, 3,25 milliards pour la quatrième année et 4 milliards pour la cinquième année. 

Il est convaincu que “si on met fin à la magouille et au coulage des recettes qui empêchent Kinshasa à entrer en possession de ses moyens, on peut facilement mobiliser ce budget”. 

Alexis Ketinda

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