Début ce jeudi 25 avril 2024 de la campagne électorale pour l’élection des gouverneurs des provinces de la République démocratique du Congo. À Kinshasa, 31 candidats ont été retenus par la Commission électorale nationale indépendante. Retenu au numéro 11, Serge Etinkum, chef d’entreprise, gestionnaire et chef de projet avec plus de 12 ans d’expérience en RDCongo, Burundi, Rwanda, Pays Bas, Suisse, Suède, Royaume Uni, États Unis d’Amérique, France, Belgique et au Congo Brazza a décidé de proposer sa candidature pour surtout insuffler une nouvelle dynamique de développement basée sur une vision concertée et partagée avec les Kinois.
Invité sur Top Congo fm dans l’émission le débat spéciale élections du gouverneur de Kinshasa, il explique avoir » décidé d’apporter l’expérience de tout ce que j’ai acquis pendant ces 13 années en tant que manager et prioritaires d’entreprise, dupliquer ce modèle à la tête de la ville de Kinshasa. Nous y sommes allés sur base des principes. Nous avons mis en place des stratégies et des réformes qui vont nous permettre d’améliorer les conditions de vie des Kinois”.
Maximiser les recettes pour la ville
Avec un projet quinquennal estimé à 4,6 milliards de dollars sur 5 ans, approximativement une enveloppe annuelle de 800 millions de dollars américains. Serge Etinkum dit de ternir; un projet ambitieux, « avec la volonté et les réformes que nous allons mettre en place, nous sommes convaincus d’y arriver et de satisfaire au desiderata de la population Kinoise”, s’en convainc Serge Entikum, alors qu’actuellement, annuellement, Kinshasa mobilise autour de 200 millions de dollars par an.
Dans ce projet, explique-t-il, “les réformes vont aller dans les différentes régies qui existent déjà à ce jour, entre autres la DGRK ( direction générale de recette de Kinshasa ), la DGPEK ( la direction générale de la publicité extérieure de Kinshasa) et d’autres services que nous allons mettre en place”.Il fait observer qu“aujourd’hui, la DGRK est autour de 32 millions de dollars de recettes l’an. Dans le projet que nous avons mis en place, nous allons sur un bond allant de deux à trois fois ce que la DGRK fais aujourd’hui, en mettant en place bien-sûr des réformes qui vont accompagner ce programme”.
Son projet prévoit de revisiter certains édits sur l’impôt foncier et l’impôt sur les revenus locatifs. « Aujourd’hui, on n’arrive pas à capter exactement ce que Kinshasa produit comme impôt sur les revenus locatifs, ce qui est un des gros soucis que nous avons à Kinshasa. Et ça ne nous permet pas d’avancer vers des projets d’investissement alors que Kinshasa est entièrement fiscale au niveau des recettes. Nous pensons qu’avec les réformes fiscales, nous pouvons avancer et obtenir les moyens de notre politique”.
Il relève le fait que “les entreprises immobilières qui construisent à Kinshasa paient l’impôt sur les bénéfices et non l’impôt sur les revenus locatifs, ce qui est un manque à gagner pour la ville de Kinshasa. Or, du moment qu’il y a déjà un contrat entre un locateur et un bailleur, automatiquement Kinshasa doit ponctionner l’impôt parce que l’impôt est un devoir, une obligation “.
Tripler les recettes de la DGPEK
L’Objectif du candidat gouverneur Serge Entikum Anza est aussi de “tripler les chiffres de la DGPEK. Aller au moins autour de 2,5 millions comme chiffre d’affaire mensuelle alors que maintenant c’est autour de 800 mille dollars américains perçus chaque mois”.
Il estime qu’aujourd’hui, “ la DGPEK ne tourne pas à son rythme parce qu’il y a un souci, c’est la centralisation de tous les services au sein d’une seule direction. Pour collecter les 2,5 millions de dollars, nous voulons la scinder en 4 zones géographiques, donc nous aurons une direction à Tshangu, une à Lukunga, une autre à Funa et la dernière à Mont Amba”.
Par ailleurs il indique avoir l’intention de mettre en place une régie qui va gérer les différents marchés urbains de la ville de Kinshasa, ainsi que certains marchés communaux mais dans l’objectif simple de canaliser les ressources et une fois l’exercice mensuel terminé, « nous avons la possibilité de renvoyer aux communes de ce qui leur revient de plein droit pour leur développement et leur expansion”, relève à nouveau Serge Entikum Anza.
Pour y arriver, “nous allons travailler de commun accord avec l’Assemblée provinciale pour modifier l’édit qui attribue la gestion des marchés communaux et urbains aux bourgmestres, parce que nous pensons que c’est pour le bien des Kinois. Aujourd’hui, il est difficile de comprendre que le grand marché de Kinshasa produit, il consomme lui-même. Et la ville de Kinshasa ne gagne même pas 1 Km de route de toutes les recettes du grand marché alors que ce sont les Kinois qui fréquentent le marché”.
Authentik.cd








