En République démocratique du Congo, le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle s’est installé. Le President de la république Félix Tshisekedi, l’a évoqué lors de son dernier séjour en Europe. Dans un échange avec les congolais de Paris, le chef de l’Etat, avait annoncé, sa volonté d’initier des réformes en vue notamment de doter au pays des lois qui facilitent l’exécution de certaines tâches dont la formation du gouvernement.
Dans l’opinion publique, plusieurs sont ceux qui s’opposent à cette éventualité. C’est le cas des acteurs de la société civile comme Me Jean-C’aude Katende qui a écrit sur ses réseaux sociaux;« Est-ce que c’est la Constitution qui empêche la mise en place du Gouvernement ? Ma réponse est non. Le désordre, mauvaise gestion des ambitions et la gourmandise des sociétaires de l’UNS sont à la base de tout ça. Pendant longtemps,avec la même constitution, on disait que si le Président Tshisekedi a la majorité, tout marchera comme sur des roulettes. Aujourd’hui, le Président dit que c’est la Constitution qui bloque la mise en place du Gouvernement. C’est faux. Le problème est ailleurs. Le Président Kabila a géré ce pays pendant 14 ans avec la même constitution. Il mettait en place les gouvernements, il les remaniait comme il l’attendait sans problème. Si le Président ne sait pas faire fonctionner le pays avec la même constitution, ce que le problème,c’est lui-même. »
Mais pour le Nouvel élan d’Adolphe Muzito, les réformes politiques, financières, monétaires, budgétaires et sociales s’imposent en RDC. « Ces réformes doivent s’inscrire, soit dans la trame de la révision de l’actuelle Constitution de « Transition » (de février 2006) rédigée et adoptée par un parlement non élu, soit dans la trame de la rédaction et de la promulgation d’une constitution définitive de la RDC » écrit Adolphe Muzito avant de préciser que ces réformes viseront :
Le changement du mécanisme et du taux de répartition des recettes à caractère national et d’origine extérieure entre l’Etat et les provinces y compris les entités territoriales décentralisées ;
Le transfert effectif des compétences exclusives des provinces par l’Etat en faveur de ces dernières;
Le régime politique (présidentiel, semi-présidentiel ou présidentiel indirect), comme en Afrique du Sud, au Togo, en Angola, etc. ;
L’application de la loi Bakajika ;
Les réformes liées à la titrisation des terres ;
Le financement des partis politiques ;
Etc..
L’élaboration de la constitution définitive pour la RDC aura pour objectifs :
L’entrée effective dans la République suspendue en
1960 ;
La réhabilitation du peuple congolais comme constituant originel ;
La restauration du lien juridique entre le peuple congolais et les pères fondateurs ainsi que la loi fondamentale de 1959. Le rétablissement du lien juridique entre le parlement belge et le peuple congolais.
Authentik.cd








