New York, 19 février 2025 – Lors de la 9863e session du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Ministre d’État en charge des Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour une réaction immédiate face à la crise sécuritaire et humanitaire en République Démocratique du Congo, aggravée par l’occupation des troupes rwandaises.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a dressé un bilan alarmant des violences récentes à Goma, où plus de 4 000 personnes ont été tuées en l’espace de 48 heures, selon des rapports relayés par l’ONU. Parmi les victimes, des enfants exécutés sommairement ont été signalés, illustrant la brutalité des combats.
Une crise humanitaire sans précédent
Au-delà des pertes humaines, la Ministre a dénoncé une crise humanitaire majeure :
• Des milliers de déplacés contraints de fuir les combats.
• Des infrastructures civiles détruites, aggravant l’accès aux soins et à l’éducation.
• Des conditions de vie qualifiées d’inhumaines pour les populations locales.
La RDC exige des mesures fermes
Face à cette situation, la RDC a présenté plusieurs demandes clés au Conseil de sécurité :
1. Un cessez-le-feu immédiat et le retrait total des troupes rwandaises du territoire congolais.
2. Des sanctions ciblées contre les responsables rwandais impliqués dans l’agression.
3. Un embargo strict sur les armes à destination du Rwanda.
4. Un vote public sur une résolution dénonçant clairement l’occupation rwandaise et appelant à la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC.
“La RDC exige un vote public dans les plus brefs délais sur une résolution qui dénonce clairement l’occupation du Rwanda et qui exige le retrait de ses troupes”, a martelé Thérèse Kayikwamba Wagner devant le Conseil.
L’inaction internationale pointée du doigt
La Ministre a également critiqué l’inaction prolongée de la communauté internationale face aux violations flagrantes du droit international et aux souffrances endurées par les populations congolaises.
“Chaque jour d’inaction coûte des vies. Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et mette fin à cette agression.”
Quelle réponse du Conseil de sécurité ?
Alors que les appels à une réaction ferme se multiplient, la RDC attend désormais une réponse claire du Conseil de sécurité. Le vote d’une résolution pourrait marquer un tournant dans la gestion du conflit et renforcer la pression sur Kigali.








