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RDC : Minaku et Ramazani interdits de quitter le pays, le gouvernement durcit le ton contre les complicités présumées avec l’AFC/M23

RDC : Minaku et Ramazani interdits de quitter le pays, le gouvernement durcit le ton contre les complicités présumées avec l’AFC/M23

Kinshasa, 7 mars 2025 – Les tensions politiques en République Démocratique du Congo (RDC) connaissent un nouveau tournant. Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé l’ouverture, à compter du jeudi 13 mars 2025, des procès des Officiers Supérieurs des FARDC accusés d’avoir abandonné leurs positions face à l’ennemi lors des récents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.

Ces officiers sont soupçonnés d’avoir laissé derrière eux armes, munitions, équipements militaires et blessés, notamment lors de la chute de Goma et Bukavu sous contrôle rebelle.

Des cadres du PPRD sous enquête judiciaire

Dans le même communiqué, le ministre de la Justice a également annoncé les interpellations et auditions de plusieurs cadres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), le parti de l’ancien président Joseph Kabila. Ces personnalités sont soupçonnées de complicité avec l’AFC/M23, groupe rebelle qualifié de terroriste par les autorités congolaises.

En conséquence, une interdiction de sortie du territoire national a été imposée à tous les responsables concernés, y compris Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, respectivement vice-président et secrétaire permanent du PPRD.

Des convocations judiciaires qui font réagir

Ce vendredi 07 mars, des invitations à comparaître devant l’auditorat militaire adressées à Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani ont circulé sur les réseaux sociaux, amplifiant les spéculations sur une intensification des poursuites judiciaires contre des figures de l’ancien régime.

Si le gouvernement justifie ces actions par la nécessité de lutter contre toute forme de complicité avec les groupes armés, l’opposition pourrait y voir une stratégie de pression politique visant à affaiblir le camp de Joseph Kabila dans un contexte déjà tendu.

Cette vague de poursuites judiciaires et de restrictions de mouvement marque une nouvelle étape dans la gestion de la crise sécuritaire et politique en RDC, alors que le conflit à l’Est continue de menacer la stabilité nationale.

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