Kinshasa , 17 mars 2025 – Les négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23 débutent ce mardi à Luanda, sous l’égide du médiateur angolais, le président Joâo Lourenço. Cependant, la délégation du M23 sera conduite par Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif du mouvement rebelle, en l’absence de ses figures de proue, Bertrand Bisimwa et Corneille Nangaa, qui ne feront pas le déplacement de la capitale angolaise.
Une délégation restreinte pour représenter l’AFC/M23
Le M23, qui se revendique comme une composante de la plateforme Alliance Fleuve Congo (AFC), a désigné une équipe de cinq personnes pour prendre part aux discussions. Selon la liste officielle, la délégation est composée de :
1️⃣ Benjamin MBONIMPA, Secrétaire Permanent, Chef de Mission
2️⃣ John MUHIRE, Membre
3️⃣ Doudou TIKAILELI, Membre
4️⃣ Cédric PIEMA, Membre
5️⃣ Colonel Dieudonné PADIRI, Membre
Dans une correspondance adressée au médiateur angolais, Bertrand Bisimwa a justifié son absence et celle de Corneille Nangaa en rappelant que le M23 s’inscrit dans une structure plus large, l’AFC, qui serait seule habilitée à mener les négociations directes au nom du mouvement rebelle.
“Le M23 fait partie intégrante d’une plateforme dénommée Alliance Fleuve Congo (AFC), qui est la seule autorité habilitée à mener les négociations directes pour notre compte également”, a-t-il écrit.
Un processus sous tension
Ces négociations surviennent alors que le M23, en connivence avec l’armée rwandaise, occupe plusieurs localités stratégiques dans l’Est de la RDC, dont certaines villes-clés du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La communauté internationale, notamment l’Union européenne et les Nations unies, continue de dénoncer les exactions du M23 et l’implication du Rwanda, tandis que les sanctions se multiplient contre les responsables de la rébellion.
L’absence de Bisimwa et Nangaa dans ces pourparlers soulève des interrogations quant à la capacité réelle de la délégation envoyée à Luanda à prendre des engagements concrets. De plus, la position de l’AFC comme seule entité habilitée à négocier pourrait complexifier le dialogue entre Kinshasa et le M23.
Reste à savoir si ces discussions aboutiront à une avancée significative ou si elles risquent, une fois de plus, de se heurter aux divergences profondes entre les parties prenantes.








