Kinshasa, 24 mars 2025 – Me Samuel Mbemba, Vice-Ministre de la Justice et du Contentieux international, a tenu un point de presse ce lundi au Palais de Justice pour faire le point sur les procédures judiciaires en cours opposant la République Démocratique du Congo au Rwanda.
Il a insisté sur la nécessité pour les Congolais de s’approprier ces démarches juridiques et de contribuer activement à la recherche de justice, notamment en partageant des preuves et en sensibilisant l’opinion publique.
Un appel à la mobilisation pour l’affaire portée devant la CPI
Sur le dossier en cours à la Cour Pénale Internationale (CPI), Me MBEMBA KABUYA a invité tous les citoyens congolais à diffuser largement le lien officiel de la CPI (icc-cpi.int/fr/drc/call-fo…). Ce lien permet aux victimes des exactions perpétrées en RDC d’envoyer directement leurs témoignages et preuves aux instances internationales.
« La participation citoyenne est essentielle. Chaque preuve, chaque témoignage peut peser dans ces affaires judiciaires contre les auteurs des crimes commis sur notre territoire », a-t-il souligné.
Dossiers en cours devant la justice régionale et continentale
Le Vice-Ministre est également revenu sur les procédures engagées devant la Cour de Justice de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).
Il a précisé que ces affaires ont été initiées par la RDC et suivront leur cours judiciaire selon les procédures établies.
« Le moment venu, nous présenterons les preuves dans les formes requises devant ces juridictions régionales et continentales », a déclaré Me Samuel Mbemba

Un enjeu de justice et de souveraineté
Cette sortie médiatique du Vice-Ministre de la Justice vise à renforcer la mobilisation autour de ces contentieux internationaux, qui s’inscrivent dans une stratégie globale de défense des droits des Congolais et de rétablissement de la vérité sur les exactions perpétrées en RDC.
Avec ces actions judiciaires, la RDC espère obtenir des condamnations et réparations contre les violations du droit international, tout en rappelant sa détermination à défendre sa souveraineté sur tous les fronts, y compris juridique.








