« La Nation est en danger. » C’est le cri d’alerte lancé ce lundi par Lambert Mende à la sortie de son audience avec le conseiller spécial du Président Tshisekedi, Eberande Kolongele. Reçu dans le cadre des consultations politiques en cours à Kinshasa, l’ancien ministre s’est exprimé avec gravité sur la situation actuelle du pays, insistant sur l’urgence d’un sursaut collectif au-delà des clivages politiques.
« Aujourd’hui, nous avons célébré le Génocost, ou encore l’ouverture d’un séminaire sur le Génocost. Mais ce génocide ne peut s’arrêter si nous ne parvenons pas à entreprendre un sursaut qui concerne tout le monde. Que ce soit ceux qui ont voté pour le Président Tshisekedi ou ceux qui ont voté pour d’autres », a-t-il déclaré devant la presse.
Selon Lambert Mende, le moment n’est plus à la division, mais à l’unité nationale, face à des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs. Il évoque notamment la convoitise étrangère sur les ressources naturelles du pays comme un facteur aggravant de l’instabilité.
« Le pays est en danger, le pays est convoité à cause de ses immenses ressources naturelles. Il faut que tout le monde en prenne conscience. Si la Nation disparaît, nous n’aurons même pas un espace pour faire valoir toutes nos ambitions, quelles qu’elles soient », a-t-il martelé.
Son message s’inscrit dans une dynamique plus large, alors que le Président Félix Tshisekedi a initié des consultations en vue de former un gouvernement d’union nationale, censé répondre à l’urgence nationale notamment sur le front sécuritaire à l’Est.
Lambert Mende, connu pour ses prises de position nationales, appelle désormais toutes les forces politiques, de la majorité comme de l’opposition, à dépasser leurs différends pour construire un front commun face aux périls qui menacent la souveraineté et l’intégrité de la République démocratique du Congo.








