Kindu, 15 août 2025 – Des affrontements survenus le 14 août dans le quartier Tokolote, commune de Mikelenge, à Kindu (province du Maniema) ont fait neuf morts et plusieurs blessés, selon un bilan communiqué par l’armée congolaise.
D’après le lieutenant Jérémie Gbe, porte-parole de l’opération Sukola 2 Nord et Sud-Kivu, les hostilités ont opposé les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) à un groupe de Wazalendo conduit par Amani Husseni Josué, alias Saddam.
Une attaque contre les forces de l’ordre
L’armée affirme que ce groupe armé aurait attaqué les forces de sécurité « dans l’intention de saboter les institutions légalement établies ainsi que les autorités locales », à la suite de l’arrestation du fils de leur chef par une patrouille.
Le bilan officiel fait état de cinq morts et quatre blessés dans les rangs des Wazalendo, et de quatre morts – deux policiers et deux militaires – ainsi que quatre blessés du côté des forces loyalistes.
Mesures de sécurité renforcées
À la suite de ces incidents, les autorités ont instauré un couvre-feu à Kindu à partir du 14 août. Elles annoncent également la redynamisation du système “Nyumba Kumi” (maison par maison) afin de détecter tout mouvement suspect dans la ville et ses environs.
Ces violences rappellent la complexité du contexte sécuritaire dans certaines provinces de la RDC, où les groupes armés et les forces régulières cohabitent parfois difficilement, malgré la volonté affichée de lutte commune contre les menaces à la paix.








