Kinshasa, 18 janvier 2026 — Les forces de sécurité congolaises ont procédé, dans la nuit de samedi à dimanche, à l’arrestation de Aubin Minaku, vice-président national du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale.
Selon des sources proches du parti, l’interpellation a eu lieu à sa résidence privée de Kinshasa, dans la nuit du 17 au 18 janvier 2026.
Cette arrestation intervient dans un contexte politique déjà tendu, marqué par la disparition jugée inexpliquée du secrétaire du PPRD dans la nuit du 15 au 16 décembre 2025.
Ferdinand Kambere parle d’« enlèvements politiques »
Réagissant sur le réseau social X, le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, dénonce ce qu’il qualifie d’enlèvements ciblés contre les cadres de son parti.
« Un mois après la disparition inexpliquée du secrétaire du PPRD dans la nuit du 15 au 16/12/2025, c’est le vice-président national du PPRD, Aubin Minaku, qui a été enlevé cette nuit du 17 au 18/01/2026 », écrit-il.
Pour Ferdinand Kambere, ces arrestations traduisent une dérive autoritaire du pouvoir en place.
« Le régime s’est décidément inscrit dans le maintien de la crise et a opté pour la stratégie de la terreur et des otages. Où est la démocratie ? Où est l’État de droit ? Est-ce ça la forme du dialogue au goût du régime ? », s’interroge-t-il.
Appel à la libération des cadres de l’opposition
Le dirigeant du PPRD exige la libération immédiate et sans condition de plusieurs responsables et militants du parti, qu’il affirme être détenus en raison de leurs opinions politiques et de leur appartenance à l’opposition.
Il cite notamment :
Aubin Minaku Emmanuel Ramazani Shadary Dunia Kilanga Parole Kamizelo Nathanaël ainsi que d’autres cadres du parti.
« Halte à ces méthodes rétrogrades d’une autre époque ! Libérez immédiatement et sans conditions nos camarades », conclut-il.
Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités n’a encore précisé les motifs de l’arrestation d’Aubin Minaku. Cette affaire relance le débat sur l’état des libertés publiques et du pluralisme politique en République démocratique du Congo.








