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Décès du journaliste Bienvenu Tshiela : le silence inquiétant du général Israël Kantu

Décès du journaliste Bienvenu Tshiela : le silence inquiétant du général Israël Kantu

La mort du journaliste-caméraman Bienvenu Tshiela, membre de la cellule de communication du général Israël Kantu, commandant de la Police nationale congolaise à Kinshasa, continue de susciter de profondes interrogations. Silences, contradictions et zones d’ombre entourent un décès que beaucoup jugent encore inexpliqué.

Dans la matinée du vendredi 23 janvier 2026, Bienvenu Tshiela décède à l’hôpital Saint-Joseph de Limete, après avoir été admis dans un état critique. La veille, il revenait d’une opération spéciale menée à Bingibingi, dans la commune de la Nsele, aux côtés du général Kantu.

Selon plusieurs témoignages concordants, le journaliste aurait été déposé par l’escorte du général sur le boulevard Lumumba, près de son domicile. Peu après, il s’effondre, incapable de marcher ou de parler, présentant de graves signes de détresse. Des jeunes du quartier et des motards tentent de lui porter secours. Un de ses neveux le reconnaît et l’emmène d’urgence à l’hôpital kimbanguiste, avant son transfert tardif à Saint-Joseph, où il rendra l’âme le lendemain.

Pendant ce temps, aucune assistance ni présence notable de ses collègues de la cellule de communication du général n’est signalée.

Des questions sans réponses

Pourquoi un collaborateur visiblement en détresse a-t-il été abandonné sur la voie publique au lieu d’être conduit directement à l’hôpital ?

Le général Kantu (photo si dessous) ignorait-il réellement l’état de son caméraman ou a-t-il fermé les yeux sur une situation grave ?

Comment expliquer l’absence remarquée de ses collaborateurs lors du deuil ?

Plus troublant encore, plusieurs versions contradictoires circulent : accident à Bingibingi, crise de tension, état d’ivresse. Ces explications, parfois relayées par des proches du général, sont contredites par des témoignages et alimentent les soupçons d’une dissimulation des faits liés à une opération policière sensible menée à la Nsele.

Une famille en quête de justice

La famille de Bienvenu Tshiela réclame aujourd’hui une enquête indépendante, crédible et transparente, afin d’établir les responsabilités. Sa sœur dénonce un frère « abandonné comme un animal » et exige que justice soit faite.

Sollicité en dernière minute pour remplacer un collègue malade lors des opérations du 22 janvier, Bienvenu Tshiela avait répondu présent. Il n’est jamais rentré vivant.

Une question demeure, lourde et insistante :

Qui a tué Bienvenu Tshiela ?

La vérité est un droit.

La justice, une exigence.

Le silence, désormais, est inacceptable.

Divine Mwaluke

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