
L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) est montée au créneau pour dénoncer plusieurs cas de détentions qu’elle juge arbitraires, parmi lesquels celui de la journaliste et activiste des droits humains Divine Mwaluke. Interpellée le 24 mars 2026 au Rond-point Ngaba alors qu’elle couvrait les manifestations de l’opposition contre le projet de changement de la Constitution, la journaliste serait toujours détenue dans les installations de la LENI, selon l’organisation.
Dans un communiqué publié à Kinshasa le 03 avril 2026, l’ACAJ indique avoir entrepris plusieurs démarches auprès des autorités judiciaires et administratives en faveur de personnes qu’elle considère comme détenues arbitrairement.
L’organisation affirme avoir plaidé auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe pour la libération de Me Iyenda Bofaya Manix, avocat au Barreau de Kinshasa/Matete, actuellement détenu à la prison centrale de Makala.
L’ACAJ dit également avoir saisi la justice militaire pour obtenir la libération de trois militants du mouvement citoyen Lucha détenus à Bunia.
Concernant Divine Mwaluke, l’association révèle avoir sollicité auprès du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur sa libération ou son transfert devant l’autorité judiciaire compétente.
L’organisation annonce également qu’elle poursuivra son dialogue avec le Gouvernement dans le cadre de la promotion et de la protection des droits humains, tout en appelant la société civile à exercer les libertés publiques dans le respect des dispositions légales.Journaliste à Authentik.cd, Divine Mwaluke est aussi activiste au sein de la Dynamique Sociale pour le Développement et la Paix (DSDP). Son arrestation continue d’alimenter les inquiétudes des défenseurs des droits humains et des organisations de presse quant au respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse en RDC.

Alexis Ketinda








