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RDC : eau et électricité, Judith Suminwa sécurise l’appui de la Banque mondiale pour accélérer les réformes

RDC : eau et électricité, Judith Suminwa sécurise l’appui de la Banque mondiale pour accélérer les réformes

En quête de solutions concrètes pour améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité en République démocratique du Congo, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a obtenu des engagements de la Banque mondiale pour soutenir plusieurs projets structurants.

En marge des Réunions de printemps à Washington, la cheffe du gouvernement a échangé avec Anna Bjerde, Directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale, autour des priorités stratégiques du pays.

Électricité : un levier clé pour le développement

Au centre des discussions, l’accès à l’électricité, considéré comme un moteur essentiel de croissance. Deux initiatives majeures ont été mises en avant : le programme « Mission 300 » et le projet Grand Inga.

Pour Kinshasa, l’objectif est clair : accélérer l’électrification du pays, en particulier dans les zones rurales encore largement privées d’énergie. À travers ces projets, des millions de Congolais pourraient, à terme, accéder à l’électricité, un facteur déterminant pour le développement économique, l’éducation et la santé.

Le programme Mission 300, soutenu par la Banque mondiale, vise précisément à connecter massivement les populations africaines à l’électricité d’ici 2030, avec la RDC parmi les pays prioritaires.

Grand Inga, un pari stratégique

Autre dossier clé : le projet Grand Inga. Véritable ambition nationale, ce méga-projet hydroélectrique pourrait positionner la RDC comme un acteur majeur de l’énergie en Afrique.

Au-delà de la production d’électricité, Grand Inga est perçu comme un levier de transformation économique à grande échelle, capable de soutenir l’industrialisation et de générer des revenus importants.

Eau potable : un défi social majeur

Mais l’accès à l’électricité ne suffit pas. La question de l’eau potable reste tout aussi cruciale. Le gouvernement congolais vise un taux d’accès de 60 % d’ici 2035, un objectif ambitieux au regard des besoins actuels.

Pour y parvenir, l’exécutif mise sur une réforme du secteur, combinant investissements dans les infrastructures, amélioration de la gouvernance et ouverture aux partenariats avec le secteur privé.

Des engagements attendus sur le terrain

Si ces discussions traduisent une convergence de vues entre Kinshasa et la Banque mondiale, le véritable défi reste la mise en œuvre. Les populations attendent des résultats tangibles, notamment dans les zones les plus enclavées.

L’amélioration de l’accès à l’eau et à l’électricité constitue en effet l’un des indicateurs clés de l’efficacité des politiques publiques.

Un partenariat stratégique renforcé

À travers cette rencontre, la RDC confirme sa volonté de s’appuyer sur ses partenaires internationaux pour accélérer ses réformes structurelles.

Pour Judith Suminwa, ces secteurs ne sont pas seulement techniques : ils sont au cœur de la transformation sociale du pays, avec un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens.

Avec la Celcom Primature

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