Kinshasa, 6 mai 2026.
Les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat continuent de susciter des réactions au sein de la société civile congolaise.
Réagissant aux propos du Chef de l’État, Dieudonné Mushagalusha a salué l’exercice de redevabilité du président devant la presse, tout en exprimant de fortes réserves sur les débats liés à une éventuelle prolongation du pouvoir.
« Il faut saluer la volonté du président de la République avec cet exercice de redevabilité. C’est un élément positif », a-t-il déclaré.
« Une question déjà tranchée par la Constitution »
Pour cet acteur de la société civile, la limitation des mandats présidentiels ne devrait pas faire l’objet d’un débat politique ou populaire.
Selon lui, la Constitution congolaise est claire sur la question et consacre le principe de deux mandats présidentiels.
« Ce n’est pas une question qui doit dépendre du président de la République, ni une question qui doit être soumise à la tentation de l’opinion », a affirmé Dieudonné Mushagalusha.
Il estime que le simple fait d’évoquer publiquement la possibilité d’un troisième mandat traduit une intention politique.
« Une fois qu’il appelle le peuple à se prononcer sur un troisième mandat, cela prouve à suffisance que c’est ce qu’il veut », a-t-il soutenu.
Un rappel à l’héritage démocratique de l’UDPS
Dieudonné Mushagalusha a également rappelé l’histoire politique de l’UDPS et l’engagement historique de ses figures emblématiques en faveur de l’alternance démocratique.
Il souligne notamment que Félix Tshisekedi est issu d’un parti ayant longtemps combattu toute tentative de modification de la Constitution sous le régime précédent.
L’acteur de la société civile évoque aussi l’héritage politique d’Étienne Tshisekedi, présenté comme un symbole de la lutte pour la démocratie en RDC.
Alexis Ketinda








