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« En politique, quand on échoue, on démissionne » : le PPRD attaque Tshisekedi

« En politique, quand on échoue, on démissionne » : le PPRD attaque Tshisekedi

Kinshasa, 6 mai 2026.
Les déclarations du président Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat continuent de provoquer des réactions au sein de la classe politique congolaise.

Cette fois, c’est François Nzekuye, cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, qui est monté au créneau.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, François Nzekuye a critiqué la gestion sécuritaire du pouvoir actuel et dénoncé toute perspective de modification constitutionnelle visant, selon lui, à permettre au Chef de l’État de se maintenir au pouvoir.

« Si la sécurité n’était pas rétablie dans l’Est de la RDC, mon mandat serait considéré comme un échec », a rappelé François Nzekuye, citant une ancienne déclaration du président Tshisekedi.

Le cadre du PPRD estime qu’en démocratie, un dirigeant confronté à un échec politique devrait quitter le pouvoir plutôt que chercher à prolonger son mandat.

« En politique, quand on échoue, on démissionne ; on ne change pas la Constitution pour se maintenir au pouvoir », a-t-il déclaré.


Un débat politique de plus en plus tendu

Ces réactions interviennent après les récentes déclarations de Félix Tshisekedi affirmant qu’« aucune question d’intérêt national ne doit être interdite de réflexion », tout en indiquant qu’il accepterait un troisième mandat « si le peuple le veut ».

Des propos qui alimentent les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, dans un contexte politique déjà marqué par les tensions sécuritaires dans l’Est du pays et les discussions sur le référendum.


Opposition et société civile en alerte

Depuis plusieurs jours, des figures de l’opposition et des acteurs de la société civile appellent au respect strict de la Constitution actuelle, notamment des dispositions limitant le nombre de mandats présidentiels.

Pour les détracteurs du pouvoir, toute tentative de révision sur cette question constituerait une remise en cause des principes démocratiques consacrés par la Constitution de 2006.

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