La Police nationale congolaise (PNC) a officialisé l’avancement en grade à titre posthume de 10 600 policiers décédés, dans le cadre du vaste processus de régularisation administrative et salariale lancé depuis treize ans au sein des forces de l’ordre. Cette mesure intervient alors que près de 95 000 agents ont été promus à travers le pays après plusieurs années d’attente.
Selon les autorités policières, les familles des policiers morts avant l’instauration du contrôle biométrique en 2010 continueront à bénéficier d’une rente mensuelle en attendant le transfert définitif des dossiers vers la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP).
Les ayants droit identifiés notamment les conjoints survivants et les enfants resteront bénéficiaires de la solde du policier décédé. Toutefois, la PNC précise que ces derniers ne seront pas automatiquement intégrés dans les effectifs de la police, contrairement à certaines pratiques observées par le passé.
Cette opération vise à assainir les fichiers administratifs de la police et à garantir une meilleure prise en charge sociale des familles des agents disparus, dans un contexte marqué par les revendications récurrentes sur les conditions de vie des policiers congolais et de leurs dépendants.
Pour la hiérarchie policière, ce processus constitue également une étape importante dans la modernisation de la gestion des ressources humaines au sein de la PNC, notamment grâce au système biométrique mis en place pour limiter les doublons et les irrégularités dans la paie.








