Kinshasa – La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle considère comme une pratique persistante de détentions illégales en République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique mercredi à Kinshasa, l’organisation affirme que des cachots clandestins continuent d’être utilisés pour retenir des citoyens en dehors du cadre prévu par la loi.
Selon son coordonnateur, Emmanuel Adu Cole, ces lieux de détention contreviennent aux dispositions de la Constitution et aux règles qui encadrent la garde à vue. La fondation rappelle qu’une personne interpellée ne peut être maintenue en détention au-delà du délai légal sans être présentée à l’autorité judiciaire compétente.
L’organisation s’inquiète particulièrement des arrestations visant des militants politiques, des journalistes et des acteurs de la société civile. Cette prise de position est une occasion pour Authentik.cd de rappeler les événements du 24 mars dernier au rond-point Ngaba à Kinshasa, où plusieurs personnes avaient été interpellées lors d’une manifestation de la jeunesse de Lamuka, parmi lesquelles sa journaliste Divine Mwaluke Kandolo par ailleurs activiste des droits humains ainsi que d’autres professionnels des médias présents pour couvrir l’événement.
Face à cette situation, la FBCP invite les organisations de défense des droits humains et les composantes de la société civile à se mobiliser pour réclamer la fermeture des cachots clandestins et le respect des garanties judiciaires prévues par les textes en vigueur. Elle propose notamment l’organisation d’une marche pacifique devant le Palais de justice afin d’interpeller les autorités sur la nécessité de lutter contre les arrestations arbitraires.
À travers cette prise de position, la fondation appelle les pouvoirs publics à renforcer le respect de l’État de droit et à veiller à ce que toute privation de liberté s’effectue dans le strict respect des procédures légales et des droits fondamentaux des personnes concernées.
Henoc Barwezi








