Kinshasa, 16 juillet 2026 – La tension politique monte à l’approche du 22 juillet. Alors que la plateforme d’opposition C64 a confirmé l’organisation d’une marche à Kinshasa avec comme point de chute le Palais de la Nation pour exiger la démission du président Félix Tshisekedi et s’opposer à un éventuel troisième mandat, l’Union sacrée de la Nation a, de son côté, lancé un appel à une mobilisation nationale à la même date.
S’exprimant jeudi soir, le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, a indiqué que cette mobilisation se déroulera à Kinshasa, dans les chefs-lieux des provinces ainsi que dans la diaspora. Il a affirmé qu’elle vise à faire échec à ce qu’il qualifie de « tentative de coup d’État contre la nation », qu’il attribue à des « alliés du Rwanda et de l’AFC/M23 ».
Pour justifier cet appel, André Mbata s’est appuyé sur plusieurs dispositions de la Constitution. Il a cité l’article 64 relatif au devoir des citoyens de faire échec à toute prise du pouvoir en violation de l’ordre constitutionnel, l’article 5 consacrant la souveraineté nationale du peuple ainsi que l’article 69, qui fait du président de la République le symbole de l’unité nationale.
Le responsable de la plateforme présidentielle a également réaffirmé le soutien de l’Union sacrée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et au président Félix Tshisekedi. Il a estimé que les risques de déstabilisation et de balkanisation du pays seraient liés, selon lui, aux « alliés de l’AFC/M23 » et au Rwanda.
Cette séquence politique intervient dans un contexte marqué par deux appels à manifester le 22 juillet, portés par des camps politiques aux revendications opposées.
Alexis Ketinda








