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Célébration de la journée internationale de la liberté de la presse : pour JED les journalistes et les médias congolais restent exposés aux diverses pressions et actes de censures

Depuis la ténue, en janvier 2022 à Kinshasa, des Etats généraux de la presse, la RDC s’est engagée sur la voie de la réforme du cadre légal de l’exercice de la liberté de la presse en se dotant d’une nouvelle loi sur la presse, savoir L’Ordonnance-Loi n° 23/009 du 13 mars 2023. 

Outre le fait qu’elle comporte plusieurs dispositions problématiques sur l’exercice de cette liberté et la sécurité des journalistes, « cette nouvelle loi n’est toujours pas appliquée et respectée concernant, notamment, les infractions de presse, l’octroi de l’aide publique aux médias, l’indépendance des médias publiques ou le renforcement des mécanismes de régulation et d’auto-régulation, etc » déplore le Journaliste en danger.

Et de poursuivre, « en dépit de l’engagement du Président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la clôture de ces États généraux, d’accompagner la Dépénalisation des délits de presse et de garantir l’indépendance des médias, le constat qui se dégage est que les journalistes et les médias congolais restent exposés aux diverses pressions et actes de censures, aux arrestations arbitraires et aux menaces directes et indirectes ».

A titres illustratifs de la montée de la censure contre la presse et la liberté d’expression, JED rappelle « l’arrestation pendant plusieurs mois et la condamnation injuste à six mois de prison du journaliste Stanis Bujakera, correspondant du Magasine Jeune Afrique , dans l’affaire de l’assassinat de l’opposant  Chérubin Okende, suivie des menaces proférées par le Procureur général de la Cours de cassation, contre toute personne, y compris des journalistes, qui oseraient critiquer ou remettre en cause l’enquête qui a conclu au suicide de ce membre de l’opposition, à la stupéfaction générale ».

A cette menace qui constitue un acte de censure, JED rappelle également « la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), du 29 mars 2024, interdisant aux médias et aux journalistes de traiter et de diffuser toute information sur les forces rebelles sans s’en référer aux sources officielles. Pour les Organisations professionnelles des médias congolaises, cette décision a été prise en violation des textes du CSAC et dévoile la partialité de cet Organe de régulation dont une des missions essentielles est de protéger la liberté de presse. »

Authentik.cd

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