Lors d’un briefing de presse conjoint animé ce mardi par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, et le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la situation du système éducatif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été au cœur des discussions.
Malgré les efforts pour rouvrir les écoles, la ministre de l’Éducation a souligné que la sécurité reste la priorité absolue pour permettre un retour à la normale.
« Les écoles sont poussées à rouvrir, mais évidemment, avant d’ouvrir une école, on doit s’assurer que les conditions de sécurité soient réunies. Il y a une fiche qui permet de vérifier ces conditions-là. » – Raïssa Malu, ministre de l’Éducation.
Un retour timide des élèves en classe
Si certaines écoles ont rouvert leurs portes, la ministre note que la majorité des parents hésitent encore à envoyer leurs enfants en classe, en raison d’un sentiment d’insécurité persistant.
« On voit bien que la majorité des écoles rouvrent, mais les parents gardent encore massivement leurs enfants à la maison. Nous avons une présence d’environ 50 % des élèves dans les écoles, ce qui montre que la peur est encore bien réelle. »
Une exigence stricte avant toute réouverture
Face à cette situation, le gouvernement insiste sur le fait que toute école souhaitant rouvrir doit d’abord prouver que les conditions sécuritaires sont garanties.
« Nous, ce que nous préconisons, c’est vraiment la sécurité des élèves et des enseignants. Avant qu’une école ne reçoive le feu vert pour rouvrir, il faut que les conditions de sécurité soient assurées. »
Un système éducatif fragilisé par l’insécurité
La crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, marquée par l’agression rwandaise et la présence de groupes armés, a un impact direct sur le secteur éducatif, avec de nombreuses écoles détruites, pillées ou transformées en bases militaires.
Le gouvernement congolais affirme travailler à des solutions durables pour garantir un accès à l’éducation en toute sécurité, tout en appelant à la collaboration des partenaires nationaux et internationaux pour répondre à cette crise qui menace l’avenir de milliers d’enfants dans les provinces touchées.








