Des vies perdues, des familles brisées, des infrastructures détruites… Et pourtant, le pire pourrait encore arriver si rien n’est fait. La ville de Kinshasa est une fois de plus confrontée à la violence des pluies diluviennes, et l’heure n’est plus à la négligence mais à l’action.
Alors que la météo continue d’annoncer des pluies intenses sur la capitale congolaise et ses environs, la Cellule Permanente d’Alerte et des Urgences (CPAU) tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration enregistrée, Fanfan Mukendi, coordinatrice adjointe en charge de l’administration de la CPAU, appelle à une vigilance extrême et à une solidarité nationale.
Un appel à la prudence face à la menace
« À nos frères et sœurs des communes de N’djili, Matete, Barumbu, Kisenso, Selembao, Mont-Ngafula, Ngaliema, Limete, Makala… Soyez prudents ! », exhorte Fanfan Mukendi. Elle insiste sur le fait que la menace est bien réelle et que les prochains jours pourraient s’avérer critiques. Les dégâts sont déjà énormes : 43 vies perdues, près de 3 000 sinistrés, des dizaines d’hospitalisations, sans compter les coupures d’eau et d’électricité dues aux dommages causés aux installations de la Snel et de la Regideso.
Des gestes simples pour sauver des vies
La CPAU recommande plusieurs mesures à suivre immédiatement :
• Ne traversez pas les zones inondées, le risque de noyade ou d’électrocution est très élevé.
• Évitez les pentes instables ou les habitations fissurées qui peuvent s’effondrer à tout moment.
• Éloignez-vous des câbles électriques tombés, ils représentent un danger de mort.
• Restez informés via les canaux officiels, notamment ceux de la CPAU.
Solidarité : une arme contre la catastrophe
Mais au-delà de la vigilance individuelle, Fanfan Mukendi insiste sur l’importance de l’entraide communautaire. « Agissons en chaîne de solidarité pour sauver plus de vies. Si vous avez des familles touchées, apportez leur assistance », a-t-elle déclaré avec force.
Une crise qui interpelle les autorités et les citoyens
Alors que les autorités s’activent pour rétablir les services essentiels, cette situation met en lumière l’urgence d’un plan global de prévention des catastrophes naturelles dans la capitale. Les inondations récurrentes ne doivent plus être traitées comme des faits isolés, mais comme un véritable problème de sécurité publique.
L’heure est grave.
Chaque geste compte. Chaque seconde perdue peut coûter une vie. Kinshasa doit se protéger, s’unir et agir. Maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard








