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RDC : « Il reste 852 jours avant la convocation de l’élection présidentielle de 2028 », rappelle la Coalition Article 64

RDC : « Il reste 852 jours avant la convocation de l’élection présidentielle de 2028 », rappelle la Coalition Article 64

La Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs figures majeures de l’opposition congolaise, a officiellement durci le ton mardi à Kinshasa contre toute initiative visant à modifier la Constitution ou à prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi.

Réunie dans une salle Boboto bondée, la plateforme composée notamment de Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, Matata Ponyo et Delly Sesanga a multiplié les déclarations fermes contre ce qu’elle qualifie de « projet de coup d’État constitutionnel ».

Dans sa déclaration politique, la coalition rappelle que le chef de l’État est à son « second et dernier mandat » et rejette catégoriquement toute possibilité de glissement du calendrier électoral.

« Félix Tshisekedi est à son second et dernier mandat. Aucune circonstance, fut-elle sécuritaire, sanitaire ou diplomatique, ne servira de prétexte au glissement du mandat présidentiel. Nous affirmons solennellement qu’il n’y aura pas de troisième mandat pour M. Félix Tshisekedi, ni glissement, ni changement de Constitution », déclarent les signataires de la C64.

La coalition affirme également que le compte à rebours menant à l’élection présidentielle de 2028 est déjà lancé.

« À compter de ce 19 mai 2026, il reste 852 jours avant la convocation constitutionnelle de l’élection présidentielle de 2028. Le compte à rebours démocratique est enclenché », souligne la plateforme.

Dans un ton particulièrement offensif, les opposants estiment qu’à l’expiration de son mandat, Félix Tshisekedi « devra quitter le pouvoir de gré ou de force ». Ils avertissent également qu’en cas de tentative de modification constitutionnelle, le président « perdra tout droit d’engager la République » et sera considéré comme « hors-la-loi ».

« Dès l’enclenchement du putsch constitutionnel, Félix Tshisekedi perdra tout droit d’engager la République et sera dès lors considéré comme un hors-la-loi. De ce fait, immédiatement une résistance doit lui être opposée », poursuit la déclaration.

La C64 exige par ailleurs le retrait immédiat du projet de loi référendaire qu’elle juge contraire à la Constitution et dangereux pour la stabilité du pays.

« Exigeons le retrait du texte de la proposition de loi référendaire tel que présenté, car il constitue une violation de la Constitution ainsi qu’une menace grave contre l’ordre constitutionnel et la stabilité de notre pays », affirme la coalition.

Les opposants accusent également le chef de l’État de vouloir associer son projet de révision constitutionnelle à l’Accord de Washington du 4 décembre 2025 afin de le légitimer politiquement.

« Rejetons la manipulation de M. Tshisekedi, qui tente fallacieusement de lier son projet de coup d’État constitutionnel à l’Accord de Washington du 4 décembre 2025, alors que son projet macabre de changement de Constitution est antérieur et a été lancé dès 2024 », soutiennent-ils.

À travers cette sortie politique, la Coalition Article 64 entend désormais se positionner comme le principal front de l’opposition contre toute réforme constitutionnelle en RDC, dans un contexte de fortes tensions autour du débat institutionnel et de l’avenir politique du pays.

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