Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont présenté mardi à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, treize personnes accusées de collaborer avec les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ainsi qu’avec la coalition AFC-M23 soutenue par le Rwanda, selon l’armée congolaise.
La présentation de ces présumés collaborateurs est intervenue lors d’un point de presse animé par le lieutenant Marc Elongo, porte-parole des opérations Sokola 1 et Front Nord.
Selon l’officier militaire, les personnes interpellées seraient impliquées dans des activités de collaboration avec les groupes armés opérant dans la région.
« Quiconque collabore avec l’ennemi fait également partie de cet ennemi. Tu collabores avec l’ADF, on te considère comme ADF ; tu collabores avec le M23, on te considère comme M23 », a déclaré le lieutenant Marc Elongo.
Le porte-parole des opérations militaires affirme que les FARDC poursuivent les opérations de traque contre les réseaux de soutien aux groupes armés actifs dans l’est du pays.
« Votre armée travaille sans relâche pour traquer ces hors-la-loi. Parmi ces terroristes, il existe toute une chaîne, et c’est grâce à l’arrestation de quelques individus que nous avons pu remonter toute cette chaîne terroriste », a-t-il ajouté.
L’armée soutient également avoir identifié parmi les personnes arrêtées des présumés collaborateurs de l’AFC-M23 chargés de missions de renseignement dans la zone sous contrôle des opérations Sokola 1.
Selon le lieutenant Elongo, ces agents auraient été déployés afin de collecter des informations destinées à faciliter les opérations des groupes armés dans la région.
Les FARDC accusent régulièrement la coalition AFC-M23, qu’elles considèrent soutenue par le Rwanda, de chercher à étendre son influence dans plusieurs territoires de l’est de la RDC.
Cette nouvelle opération intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les attaques des ADF et les affrontements impliquant le M23 continuent d’alimenter l’insécurité et les déplacements des populations civiles.
S.Sakina








