L’ancien vice-Premier ministre et opposant José Makila a vivement critiqué le président Félix Tshisekedi lors d’un échange en direct (« Space ») organisé sur le réseau social X par le journaliste Stanis Bujakera.
Au cours de cette discussion, José Makila s’est présenté comme « un opposant libre de ses mouvements », tout en affirmant qu’il ne préférait pas « vivre dans une prison à ciel ouvert », une formule qu’il a utilisée pour décrire le climat politique actuel selon son appréciation.
Originaire de la province de l’Équateur, il a également évoqué les promesses de développement faites à sa région, déclarant attendre toujours « l’université qui nous a été promise à Mbandaka par Félix Tshisekedi ».
L’opposant a par ailleurs accusé le chef de l’État d’être « artisan de l’incivilité, un chantre de l’insulte, propagateur de la grossièreté », poursuivant ainsi ses critiques à l’égard de la gouvernance actuelle.
Revenant sur la période où il s’opposait à l’ancien président Joseph Kabila, José Makila a affirmé que cette époque avait été marquée, selon lui, par « une campagne de désinformation massive ». Il a estimé que les accusations portées contre l’ex-chef de l’État étaient « orchestrées » et a déclaré qu’il était « temps de rétablir la vérité ».
Dans le même échange, il a également soutenu que « l’UDPS est une prison mentale pour la jeunesse congolaise », tout en évoquant les débats récurrents autour des accusations d’appartenance rwandaise visant certaines personnalités politiques originaires de l’est du pays. « On ne m’appelle pas Rwandais parce que je suis de l’Équateur. Si j’étais de l’Est, on m’aurait déjà appelé Rwandais », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques en République démocratique du Congo, marqué par des échanges de plus en plus virulents entre les acteurs de la majorité et de l’opposition.
E.Ndjungu







