L’Union Sacrée de la Nation, plateforme politique soutenant le président Félix Tshisekedi, a vivement réagi à la récente prise de position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur le débat relatif à la révision de la Constitution.
Dans un communiqué publié ce mardi 23 juin à Kinshasa, la coalition majoritaire condamne « avec la dernière énergie » la déclaration des évêques catholiques rendue publique le 20 juin, qu’elle qualifie d’« acte de subversion » visant les institutions de la République.
L’Union Sacrée accuse également certains responsables de la CENCO d’agir en connivence avec l’ancien président Joseph Kabila, le président rwandais Paul Kagame ainsi que la rébellion du M23, sans toutefois apporter de preuves dans ce communiqué.
Rappelant que la République démocratique du Congo est un État laïc, la coalition estime qu’aucune institution religieuse ne peut « se substituer au peuple souverain » dans le cadre d’un débat portant sur l’avenir de la Constitution.
Elle appelle par ailleurs les évêques catholiques à « faire preuve de retenue » dans leurs prises de position et invite la population à la « vigilance face à toute tentative de manipulation ».
En conclusion, l’Union Sacrée réaffirme son soutien au processus de révision constitutionnelle envisagé par le pouvoir et renouvelle sa « loyauté indéfectible » au président Félix Tshisekedi, qu’elle considère comme le garant de cette initiative.
Cette réaction intervient dans un contexte de vives divergences autour de l’opportunité d’une réforme constitutionnelle en RDC, un débat qui continue de susciter des prises de position contrastées au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses.
E.Ndjungu








